DU LEVER HÜIAQÜI, 273
étoient 162 ans avant notre ere, ce qui remonteroit à l'an 1242.Newton, dans sa chronologie, pense qu’Eudoxe et Aratus suivoientla spliere de Chiron ; il en fixe , à la vérité, 1 époque à q 3 d ans avantnotre ere : mais Whiston , dans la réfutation qu’il a faite de la chro-nologie de Newton, et Fréret, après lui {pas;. 418, 4 ^ 9 , 4^8),prouvent que lasphere décrite par Eudoxe se rapporte à l’an i 353 .Maraldi la fait remonter à 1200 {Mém. acad. 1783 ); et M. Gentil,ayant discuté de nouveau cette matière, trouve 148^ ans avant notreere {Mém. acad. 178 5 ) : mais il fait voir que la position des tro-piques est beaucoup plus ancienne. Fréret conclut ( pag. 459 ) queces connoissances étoient cultivées depuis long-temps dans l’Orient;il pense que cette sphere, où les saisons étoient au r 5 e degré desconstellations, avoit été réglée par quelques astronomes égyptiensou phéniciens qui étoient venus avec les fondateurs des coloniesorientales, ou qui avoient abandonné l'Égypte avec les pasteurschassés par Sésostris {pag. 4^9) : M. Bailly fait voir que c’étoit d’a-près une tradition indienne. Il est surprenant qu’on ne fût pas plusavancé dans la Grece au temps d Eudoxe ; mais ce ne fut qu’à Alexan-drie, sous les Ptolémées, que les Grecs commencèrent à faire desobservations : dans le calendrier même attribué à Ptoléinée, on voitle lever de Sirius à sept jours différens, au quatrième après le sol-stice, aux 6,22, 25 , 27, 3 i et 32 (Fréret, pag. 487).
C’est ici que je terminerai ce que j’avois à dire du calendrier etde la chronologie; j’ai été trop court pour ceux que la curiositéporte spécialement à l’histoire, mais trop long pour ceux qui necherchent dans ce livre que la véritable astronomie : je reprendsdonc le fil des théories astronomiques, et je commence parles paral-laxes qui en sont une partie essentielle, et qui conduiront ensuiteau calcul des éclipses.
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