ASTRONOMIE, LIV IX.
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LIVRE NEUVIEME,
DES PARALLAXES.
1620. La Parallaxe ( 1140 ) est la différence entre le lien oitun astre paroît, vu de la surface de la terre, et celui où il nous pa-raîtrait, si nous étions au centre (a) ; on l’appelle quelquefois parai -laxe diurne, pour la distinguer delà parallaxe annuelle (1140).
Tous les inouvemens célestes doivent se rapporter au centre de'la Terre , pour paraître réguliers •, car les différens points de la sur-face de la Terre étant situés fort différemment les uns des autres,un astre doit leur paraître dans des aspects fort différens : c’est aucentre qu’il faut se transporter, afin de voir tout à sa véritable place,et de trouver la véritable loi des mouvemens célestes ; ainsi noussommes obligés de calculer sans cesse la parallaxe, pour réduire lelieu d’une planete observée à celui que l’on devrait voir du centre dela Terre.
1621. Soit T le centre de la Terre (_/%. 87 ), Ole point de la sur-face où est placé l’observateur, TOZ la ligne verticale , ou la lignequi passe par le zénit Z, par le point O de 1 observateur, par leCentre T de la Terre, et par le nadir. Une planete P, située dans laligne du zénit, répond toujours au même point du ciel, soit qu’onla regarde du centre T , soit qu’on l’observe du point O-, le point duciel qui paroît à notre zénit marque egalement le lieu de l'astre dansles deux cas; ainsi un astre qui paroît au zénit n’a point de parallaxe:c’est le premier principe qu’il faut considérer pour la connoissancedes parallaxes.
1622. Si la planete, au lieu d’être sur la ligne du zénit TOPZ,paroît sur la ligne horizontale OH, perpendiculaire à la première,sa distance TH au centre de la Terre étant la même que la distanceTP, le liet^ de la planete H, vu du centre de la Terre, est sur la ligne.TH ; le lieu de la planete , vu du point O , est sur la ligne OH : cesdeux lignes TH et OH 11e répondent pas au même point du ciel ; car
(a) Si l’on regarde deux clochers dans la même direction , et qu’ensuite onmonte un étage plus haut, l’ôn verra le clocher le plus voisin s’abaisser au-dessous de l’autre ; c’est un effet sensible de la parallaxe..