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Tome second.
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D E S P A R A L I A X E S. 279

de i5, et il suffira en tout temps d’observer le diamètre pour pou-voir en conclure la parallaxe.

1634. Lorsqu’on connoît la parallaxe horizontale d’ifn astre, ilest aisé de connoître sa distance. En effet, dans le triangle rectan-gle THO, l’on connoît le demi-diametre de la Terre TO, qui est de1432 lieues (chacune de 2283 toises), et l’angle HOT, qui est de90°, puisqu’on suppose la planete dans l’horizon ; si donc on con-noît de plus l’angle THO, qui est la parallaxe horizontale, il seraaisé de résoudre le triangle TOH, et de connoître la distance TH;c’est ainsi qu’on a trouvé les distances des planètes en lieues (1398).

Méthodes pour trouver la parallaxe horizontale d’une

planete.

1 635 . Les astronomes ont travaillé dans tous les temps à con-noître les distances des planètes par le moyen de leurs parallaxes,et sur-tout la parallaxe de la Lune qui est la plus sensible. Les éclip-ses de Lune fournissent une méthode qui pouvoit être assez bonneautrefois pour trouver à-peu-près la parallaxe de la Lune. Je sup-pose qu’on observe à un instant précis la hauteur apparente du cen-tre de la Lune , dans le temps du milieu d’une éclipse : on calculerapour le même temps la distance du Soleil au zénit, et son abaisse-ment, ou sa dépression au-dessous de l’horizon (io 36 ) ; l’on aurala hauteur du centre de l'ombre, qui est toujours égale à la dépres-sion du Soleil : par le moyen de cette hauteur du centre de l'ombre,et de la latitude de la Lune, au temps du milieu de l’éclipse, queje suppose connu, on peut trouver la hauteur vraie du centre de laLune; et cette hauteur vraie, comparée avec la hauteur apparenteobservée, donnerait la parallaxe de hauteur. On la trouverait, in-dépendamment de la latitude et de la hauteur, en observant uneéclipse qui serait centrale, ou à-peu-près ; caria durée de l’éclipsedonnerait la somme des diamètres de la Lune et de l’ombre, d oùil serait aisé de conclure la parallaxe ( 1752).

1 636 . Halley, dans son catalogue des étoiles australes, publiéen 1679, employoit d’une autre maniera les éclipses de Lune; ilcherchoit le diamètre de l’ombre par le moyen de la grandeur del’éclipse et de sa durée : il étoit persuadé qu’en faisant ces obser-vations avec beaucoup d’exactitude, on trouverait aussi exactementque par toute autre méthode la parallaxe de la Lune. Mais ces mé-thodes sont insuffisantes actuellement.

1637. Il n’y a guère que trois méthodes suffisamment exactes