Band 
Tome second.
Seite
280
JPEG-Download
 

280 ASTRONOMIE, I. I Y. IX.

pour trouver la parallaxe : la méthode des plus grandes latitude^,celle des parallaxes d’ascension droite, et celle des différences dedéclinaison, déterminées en même temps par des observateurs fortéloi gnés; elles ont chacune leur avantage, et nous les expliqueronsséparément.

Première méthode. Ptolémée employa autrefois les plus grandeslatitudes de la Lune , observées au nord et au midi de l’écliptique,pour reconnoître la quantité de la parallaxe ( Almag. lib. V , c. i3);Tychobrahé s’en servit également (Progym. pag. 463); Halley laproposoit dé nouveau en 1679 » en ^ in elle a été employée par M. leMonnier ( 1659).

1638. Supposons qu’un observateur soit situé vers 28" j de lati-tude terrestre septentrionale, et qu’il observe la Lune passer à sonzénit, lorsqu’elle a 28° de déclinaison boréale , et qu’elle est danssa plus grande latitude à 5° au nord de l’écliptique. Quinze joursaprès, la Lune étant dans la partie opposée du ciel, et dans sa plusgrande latitude australe, à 5° au-dessous de l’écliptique, elle doitêtre éloignée du zénit de 5y° , puisqu’elle est à 28°; de l’équateurvers le midi, comme dans le premier cas elle ('toit à 28° 5 vers lenord. La parallaxe ne changeoit rien à la première distance de laLune à l’équateur, parccque la Lune étoit alors au zénit : mais laseconde distance doit paraître augmentée sensiblement par l’effetde la parallaxe, qui est considérable à 5y° du zénit; ainsi tout l’effetde la parallaxe conspire à augmenter la latitude méridionale de laLune, et à la faire paraître plus grande que la latitude septentrio-nale. Au lieu de 5°, elle paraîtra de 5° 5o' au moins; car si la paral-laxe horizontale est d'un degré, elle doit être de 5o' à 5j° du zénit( 1629); si l’on trouve plus de 5o' d’excès dans cette latitude aus-trale, ce sera une preuve que la parallaxe horizontale est plus grandequ’un degré.

Ainsi les plus grandes latitudes de la Lune, qui doivent être égalespar rapport au centre de la Terre , paraissent différentes quand onles voit de la surface, la latitude méridionale étant toujours plusgrande que l’autre, parceque la Lune est abaissée vers le midi parl’effet de la parallaxe, quand elle est dans sa plus grande latitudeméridionale ; et cette différence des deux latitudes observées nousfait connoître la parallaxe entière qui aurait lieu à l’horizon.

1639. On peut employer cette méthode, même dans les lieux oula Lune n’est jamais au zénit; car ayant la différence des latitudesapparentes, qui est la somme des deux parallaxes de latitude, sjil’une des latitudes est australe, et l’autre boréale, ou bien ayarçtla

différence