METHODES POUR. TROUVER LA PARALLAXE. 283
droite, ce qui se fait de la maniéré suivante : lorsqu’une planetepasse dans le méridien, et que la parallaxe est nulle en ascensiondroite (1626), on observe la différence entre le temps du passagede la planete et celui d’une étoile au fd d’une lunette ; cet intervallede temps, converti en degrés, à raison de 15 degrés par heure, oude i 5 " de degré pour 1" d’heure, donne la différence d’ascensiondroite entre l’étode et la planete (88, 25o5).
Six heures après le passage au méridien, on observe encore lamême différence de passages au fil de la lunette, et l’on en conclutla différence d’ascension droite; mais la parallaxe diminue l’ascen-sion droite de la planete, lorsqu'elle est vers le couchant, en l’abais-sant et la faisant paraître plus à l’occident, tandis que la parallaxene change rien à l’ascension droite de l’étoile (2807); ainsi la dif-férence des ascensions droites ne sera plus la même que celle ou’oriavoit observée dans le méridien , elle sera plus ou moins grande detoute la parallaxe d’ascension droite.
z<543. Nous supposons, à la vérité , que le lieu vrai de la planetesoit exactement à la même distance de l’étoile dans chacune desdeux observations ; c’est-à-dire , que la parallaxe soit la seule causede la différence qu’on aura trouvée entre la première et la secondeobservation, et que la planete n’ait eu aucun mouvement propre;mais il est aisé de corriger cette supposition : on observera deux joursde suite, au méridien, ou l’on calculera par les tables, la différencevraie d’ascension droite entre la planete et l’étoile ; on trouvera decombien elle varie d’un jour à l’autre, et par conséquent de combienelle avoit dû augmenter en 6 heures par le mouvement propre dela planete, et indépendamment des apparences de la parallaxe; sil’observation a donné une différence plus grande que celle qu’ontrouve far le calcul, elle sera l’effet de la parallaxe d’ascensiondroite, et l’on séparera cet effet d’avec celui du vrai mouvement dela planete.
1644* Pour conclure facilement la parallaxe horizontale de la pa-rallaxe d’ascension droite, observée à une certaine distance du mé-ridien, on peut se servir de cette expression générale, le sinus de la
sin. par. asc. tir. cos. dér.lin. vraie
sin. angle hor app. cos. haut, du pôle*
Démonstration. Suivantla proportion la plus simple de la tri-gonométrie sphérique, le triangle MP/n donne sin. PM . sin. m \ *
sin. M m \ sin. M P/zz = ; mais dans le triangle ZPm^
„ . . . -r-r, . . sin. PZ . sin. 7.Ÿm j
sin. Z m. sin. ZP/n ; ; sin. PZ . s>u t donc, en
parallaxe horizontale =