29O ASTRONOMIE, L I V. IX.
coup plus exacte qu’011 ne l’avoit eue avant lui : il n’yavoit qu’un
sixième de trop clans la moyenne distance qu’il donnoit à la Lune.
t656. La distance delà Lune, suivantPosidonius, contemporainde Pompée, étoit de deux millions de stades, vicies centum milliastadiorum (1) (Pline,//, 23); cette distance revient à 87165 lieues, etelle approche beaucoup de celle que nous trouvons aujourd’hui.
1 65 y. Ptolémée observa la Lune par le moyen de ses réglés pa-rallactiques (2278), lorsqu’elle passoit fort loin du zénit, ou qu’elleétoit dans le tropique d’hiver, à 5o° 55'; il trouva, par le moyende ses tables, que, dans le temps de cette derniere observation, laLune n’étoit véritablement qu’à 49° 49' du zénit; d’où il conclutune parallaxe de 67 minutes ( Alrnag: pag. n5). Il trouva par cemoyen la plus grande distance de la Lune de 64 denii-diametres ter-restres , et la plus petite de 34, c’est-à-dire la parallaxe entre 54' eti° 43\ au lieu de 53' et 61 ± que nous trouvons actuellement.
i658. Les Arabes ne corrigèrent point les erreurs de Ptoléméeen cette partie; mais, dans les tables faites sous Alphonse, roi deCastille, on diminua beaucoup cette parallaxe, et on la réduisit en-tre 53' et 63'. Copernic, par des observations faites en i 522 , trouvales parallaxes entre 5o 7 et '66'. Tyclio 11e trouva rien à changer à laplus grande parallaxe de Copernic; il se contenta d'augmenter laplus petite parallaxe jusqu’à 56 '
On peut voir dans l’Almageste de Riccioli (/, 226 ), et dans unmémoire que j'ai donné sur la parallaxe de la Lune ( Mém. l'jSi ),les sentimens de différens auteurs sur la parallaxe : voici seulementla table des résultats les plus modernes.
Noms des auteurs.
La plusgrandeparallaxe.
La pluspetiteparallaxe.
Ilalley, en 1719,
Cassini, en 1740,
M. le Monnier, Instit. astron. 1746,
Suivant les tables de Mayer ,
Suivant mes observations ( 1696),
61 7
62 1 1
61 8
^>1 326l 26
53 29
54 3353 2953 5 7
55 46
(aj Ce nombre est celui qu’on litdans l’édition du 1 J . Hardouin; mais cequ’il y a de singulier , c’est que le PereHardouin, dans sa note sur ces mots-
là, suppose qu’il n’y ait point millia,mais seulement vicies centum ., c’est-à-dire 2000 stades, puisqu’il l’évalueà 25 o mille pas v le stade étoit de 12S