Band 
Tome second.
Seite
291
JPEG-Download
 

PARALLAXE DE LA LUNE. 2Ç l

, 1 65p. Comme la méthode des plus grandes latitudes delà Lune

est une des plus avantageuses pour observer sa parallaxe , les astro-nomes ont continué d’en faire usage aussi bien que Plolémée ; M. leMonnier, en publiant les tables de la Lune de Flamsleed en 1746,observa que cet auteur, dans ses premières tables publiées en 1680,avoit fait la parallaxe horizontale de la Lune, au temps de sesmoyennes distances, et dans les syzygies, de58' 2" , Newton de 5^'30*'; mais,, parles plus grandes latitudes de la Lune observées depuis7 à 8 ans, il l’avoit trouvée de 87' 2" ( Inslit. astr. pag. i85). Pourmoi je l’ai trouvée de 5 y' 20 ", et cela , par la meilleure de toutes lesméthodes, c’est-à-dire, parles observations simultanées, faites,en 1782, au cap de Bonne-Espérance, et à Berlin , dont je donnerai•le résultat ci-après ( 1696 ) (a) .

1660. Il ne suffit pas, dans les calculs astronomiques, de con-noître la parallaxe horizontale : il faut souvent en connoître l’effeten longitude ; la plupart des auteurs qui ont écrit sur le calcul deséclipses de Soleil ont employé la parallaxe en longitude pour.trouver le lieu apparent de la Lune. Quoiqu’on puisse s’en passer,comme je le ferai voir dans le livre suivant, je donnerai cependantici la méthode la plus sûre de trouver la parallaxe en longitude et enlatitude, avec un exemple détaillé.

La méthode employée par Képler est celle du Non agésime :on appelle ainsi le point de l’écliptique^ éloigné de 90° des deuxsections de l’horizon et de l’écliptique, ou des points qui se lèventet qui se couchent; ainsi la longitude du nonagésime est moindrede 90% ou trois signes, que celle du point ascendant , ou du pointorient de l’écliptique, c’est-à-dire, du point situé à l’horizon ducôté de l’orient, du point de l’horoscope ( 1 o58 ).

Cette méthode du nonagésime est naturelle. En effet, puisquec’est la longitude de la Lune qu’on calcule, il est naturel de calculeraussi la parallaxe en longitude : or elle est nulle , si le vertical où setrouve la Lune, est perpendiculaire à l’écliptique , c’est-à-dire , si la

pas ), tandis que vicies centum millinstad. signifie 25 o 000 000 pas; maisil est clair qu’il faut’ rejeter la note duP. Idardouin, et s’en tenir au texte,vicies centum millia, parceque Posi-donius ne pouvoit pas supposer la Lune1000 fois plus près de nous qu’elle n’estréellement, sur-tout les observationsd’Ilipparque ayant été faites avant lui.D 'ailleurs les anciens ne se servoient

jamais de l’expression vicies centumpour signifier simplement deux mille:mais l’expression vicies centum milliaest celle des anciens auteurs pour ex-primer deux millions, comme je l’airemarqué ( Mém . 1762, pag. 84).

(a) Kous indiquerons aussi une mé-thode qui a été employée pour trouverla parallaxe de la Lune, par la longueurdu pendule à secondes (0643).

Oo ij