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Tome second.
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PARALLAXE DANS LE SPHEROÏDE.’ 3 H

plutôt qu’au point A; il suffit de rapporter l’équateur ou l’écliptiqueau même point A , et pour cela il suffit de diminuer la latitude dulieu O de la quantité AOZ ; c’est ce que nous ferons dans le calculdes éclipses (1867, 1876, 1978,4141), et cela nous tiendra lieude toute réduction à raison de l’aplatissement de la Terre.

1694. L’angle de la verticale avecle rayon mené de Paris au centredelà Terre, est de 11' 23" (2691), en supposant l’aplatissement dela Terre égal ~ ; il étoit de 14' Si" quand on supposoit avec Newtonet la plupart des astronomes , que l’aplatissement étoit ^ : c’estcelui dont nous avons long-temps fait usage dans nos calculs ; onen trouvera la table dans les deux hypothèses , parmi celles de laLune. Le sinus de cet angle est égal à l’aplatissement de la Terremultiplié par le sinus du double de la latitude ( 2692 ). Nous donne-rons aussi une table de la quantité dont il faut diminuer la parallaxesous l’équateur pour la réduire à chaque latitude , avec la méthodepour la calculer ( 2698 ).

Des inégalités de la parallaxe de la Lune f et de sa

quantité absolue.

1695. La parallaxe horizontale et le diamètre de la Lune sontdans un rapport constant ( i633), qui est celui de 11 à 6 ; quand laLune s’éloigne de nous, son diamètre diminue ( 1384 ), et sa paral-laxe horizontale diminue aussi dans le même rapport ( 1631 ) : ainsiles trois inégalités dont j’ai parlé à l’occasion du diamètre de la Lune( 1807), ont lieu de même dans la parallaxe; elles sont plus grandesclans le même rapport qui est encore celui de 11 à 6 (1702).

Après qu’on eut observé les changeinens du diamètre de la Lune,il fut aisé de reconnoître ceux de la parallaxe ; mais Ptolémée et lesanciens, qui faisoient tourner la Lune dans un excentrique ou dansun épicycle, avoient déjà pensé qu’elle devoit être plus ou moinséloignée de nous , et avoient établi une inégalité dans la parallaxe,quoiqu’ils ne connussent pas celle des diamètres. Tous les auteursqui ont suivi, ont distingué la parallaxe de l’apogée de celle du pé-rigée *

Picard, vers 1666, reconnut qu’il y avoit encore deux autres iné-galités sensibles dans le diamètre apparent de la Lune, et par consé-quent dans sa parallaxe ( i 5 oj ). Ces inégalités répondent à l’évec-tion ( i435 ) , et à la variation ( 144^) ; et l’on sent assez que l’attrac-tion du Soleil, en changeant la vitesse de la Lune autour de la Terre,ne peut manquer de changer aussi sa distance, comme le calcul de