DES INÉGALITÉS DE LA PARALLAXE. 3 l 3
représenter par les fractions décimales o , 5o ; o, 25 ; o , 17, sontbien loin de la progression arithmétique , puisqu’il faudrait que lamoyenne fût o, 33 , et non pas o, 25. Voilà une première raison parlaquelle la constante 56' 58" différé déjà de 10" du milieu que l’onprendrait entre la parallaxe apogée et la parallaxe périgée.
La seconde raison , c’est que l’attraction du Soleil peut augmenterla parallaxe périgée de 1' 5"; et qu’elle ne peut diminuer la paral-laxe apogée que de 12", paiceque son effet est plus considérablequand la Lune est près de la Terre, et que les attractions du Soleilet de la Terre conspirent à rapprocher la Lune de nous, que quandla Lune esL fort éloignée, et que le Soleil tend à l’éloigner encore.Cette seconde raison fait que la parallaxe moyenne entre la plusgrande et la plus petite est encore plus forte de 2 6"'-, que si leséquations de la parallaxe faisoient autant pour la diminution de laparallaxe constante 56' 58" que pour son augmentation. Les autreséquations y contribuent encore-, voilà pourquoi la parallaxe 5j' 36",qui tient le milieu , est plus grande de 38" que la constante. Il en estde même du diamètre de la Lune (15o6).
1699. Suivant les tables de Mayer , la plus grande parallaxe de laLune ( lorsqu elle est dans son périgée et en opposition ), est de 61'3a" environ-, la plus petite parallaxe, qui a lieu dans l’apogée enconjonction , est de 53' 52", sous la latitude de Paris ; il n’y avoitqu environ 3" de moins dans la première édition de ses tables , faiteen 1753, dans le temps où je venois de donner le résultat de mesobservations de Berlin, comparées avec celles de la Caille au capde Bonne-Espérance en 1751 et 1762 ; Mayer l’a augmentée de 3 ,et il est en cela d’accord avecM. du Séjour ( Traité ana/j /. p. 547);mais mon résultat est un peu moindre.
La table de la parallaxe dans Mayer 11’étoit pas exactement con-forme à ses données ; M. de Lambre l’a recalculée ( Con. des temps,1791) avec 5j' 11" 4 pour l’équateur : elle 11e serait que 5j' 5", sui-vant moi, plus petite de 6" 4, dont 4” 7 viennent del’aplatissementde la Terre que je fais plus petit, et C'7 des observations diffé-rentes , ou des conséquences tirées des observations. Cette diminu-tion exige aussi qu’on diminue de o"2 la première équation.
1700. Suivant la lornmle de Mayer, la parallaxe sous l’équateur,ou la parallaxe équatoriale , est 5j 11" 4, avec toutes les équationssuivantes ; elles sont placées dans l’ordre de leurs quantités , encommençant par les plus grandes : mais on voit à côté l’ordre destables, qui est le même que celui des équations de la Lune, et qu’011a choisi pour reudre le calcul plus commode.
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