Band 
Tome second.
Seite
328
JPEG-Download
 

328 ASTRONOMIE, LIV. X.

toutes les conjonctions et toutes les oppositions qui arriveront clansl'année, et de^choisir celles qui peuvent être écliptiques;c’est-à-dire,où la Lune sera assez près de l'écliptique, et à une latitude assezpetite pour qu’il puisse y avoir éclipse. On a calculé diverses tablespropres à trouver aisément chaque conjonction moyenne : nousavons vu que le Saros de Halley, ou la période caldéenne de Pline,ramene ordinairement les éclipses dans le même ordre, au bout de18 ans ( i 5 oi ); ainsi cette période fournit déjà un moyen pourprévoir à-peu-près les jours où il peut y avoir une éclipse de Lune oude Soleil, quand on connoît celles qui ont eu lieu 18 ans auparavant.La période de 5 a i ans est encore plus exacte (i 5 o 3 ).

1732. On peut aussi reconnoître les syzygies écliptiquesparla mé-

thode des épactes, et c’est la voie la plus naturelle et la plus géné-rale. Les épactes astronomiques, dont nous nous servons pour ceteffet, ne sont autre chose que l’âge de la Lune au commencementde l’année, ou le nombre de jours qui restoit depuis la derniere con-jonction moyenne de l’année précédente, jusqu’au commencementde l’année actuelle, si elle est bissextile, ou à la veille, si c’est uneanirée commune Par exemple, il y a eu conjonction moyenne

le 2 6 décembre 1761, à r h i 3 ' 28 , la longitude moyenne du Soleilétant égale à la longitude moyenne de la Lune; depuis ce moment-làjusqu’au 3 i de décembre, à midi, pour lequel sont calculées lesépoques des années communes, il y a 4 jours 22 h 46' 32 " ; c’est là cequ’on appelle Epacte astronomique de 1762. Cette épacte étantretranchée d’une révolution moyenne de la Lune au Soleil, 29 joursi2 h 44' 3 ", nous apprend que la première conjonction moyenne de1762 arrivera le 24 janvier, à r 3 h 57' 3 i" de temps moyen, puisque4 jours 22 h , qui restent de l’année précédente, avec 24 jours îSP dumois de janvier, font l’intervalle de 29 jours 12 11 , qu’il doit y avoird’une conjonction à l’autre.

1733. Pour calculer l’épacte d'une année, il suffit de retrancherla longitude moyenne du Soleil de celle de la Lune, et de convertirle reste en temps lunaire, à raison de 12° 11- 27" par jour, qui est ladifférence des mouvemens diurnes du Soleil et de la Lune. Ainsil’époque du Soleil pour 1762 est 9 signes io° 6'6", et celle de laLune 11 signes io° 2 6' 2"; celle du Soleil étant retranchée de cettederniere, il reste 2 signes o° 19' 56" , que la Lune parcourt en 4 ’ 22,146' 32" de temps; ces 4' font l’épacte de 1762, pareequ’il a fallu 4’ àla Lune pour s éloigner du Soled de deux signes , et qu’au momentde l’époque de 1702, il y avoit quatre jours que la conjonction çtoitpassée. 11 est aisé de trouver le temps qui répond à une différence

quelconque