DU CALCUL DES ÉCLIPSES. 33 1
épactes; car si l’épacte, ou ce qui reste du mois précédent, à compterde la nouvelle lune, est de 5 jours, il est évident que la pleine lunearrivera le 9 du mois suivant, puisqu’il doit y avoir 14 jours d inter-valle; il suffit donc doter de 14 jours les 5 jours d epactes, et lereste 9 annonce que la pleine lune arrivera le 9' jour du mois.
Si la somme des épactes est trop grande pour pouvoir être ôtéede 14’, on ajoutera à 14' une ou plusieurs révolutions; ainsi pourtrouver la pleine lune du mois d'avril 1764, on
ajoutera la demi-révolution,
. . 14*
i8 h
22'
1"
avec une révolution entière . / .
. . 29
12
44
3
Somme..
• • 44
7
6
4
Otez la somme des épactes, avril 1764 .
. . 28
i 4
5 7
18
Pleine lune du mois d’avril ....
. . 1 5
16
8
46
1738. Les éditeurs des tables de Halley y ajoutèrent une table desconjonctions moyennes quePound avoit construite ( Tables de Halley,in- 8°, 1754) : elle revient à-peu-près au même que celle des épactes;mais on y a joint des tables d’équations pour trouver à-peu-près lesconjonctions vraies. Il y en a de semblables avec les équations né-cessaires, dans le recueil des Tables de Berlin ( tom . 11 , pag. 97) :elles donnent, à une minute près, la vraie syzygie; elles sont pluscommodes que celles des éditeurs de Halley.
1739. Quoiqu’on ne connoisse encore que le temps moyen d’uneconjonction moyenne, ou d’une opposition, par la méthode desépactes, on peut savoir à-peu-près s’il y aura éclipse. Pour cela, onprendra dans les tables la longitude moyenne du Soleil, et celle dunœud de la Lune, pour le temps moyen trouvé; on retranchera lelieu d’un des nœuds, de la longitude moyenne du Soleil, et l’onaura la distance moyenne du Soleil au nœud de la Lune.
Lorsque le Soleil est éloigné d’un des nœuds de plus de 21°^, sui-vant M. Cassini, il ne saurait y avoir éclipse de Soleil en aucun lieude la Terre; si cette distance est moindre que i 5 °, il est sûr qu’il yaura éclipse de Soleil en quelque lieu de laTerre;l’incertitude rouleentre i 5 et 21 ; M. de Lambre trouve i 3 ° 33 ' et 19 0 44 b c’est-à-direque si la distance moyenne du Soleil au nœud le plus voisin , dansle temps de la conjonction moyenne, est entre i 3 et 20, il faudrafaire un calcul plus exact que celui dont je viens de parler, pourêtre sûr qu’il y aura éclipse (Cassini, Tables astron. pag. 2 5 ). Leslimites, clans la conjonction vraie, sont plus resserrées. On peut voir
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