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Tome second.
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350
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350 ASTRONOMIE, II V. X.

1782. Pour faire sentir les raisons et les principes de cette opé-ration graphique, nous allons montrer la maniéré dont les éclipsesde Soleil arrivent sur la surface de la Terre, dans le cas le plussimple : en supposant un principe qu’il ne faut pas perdre de vue,savoir, que le Soleil est assez éloigné de nous , pour que les rayonsqui partent du centre du Soleil, et qui vont aux différens points dela Terre , soient sensiblement parallèles ( 1726 ). Le point T ( fig.104), que je suppose le centre de la Terre, voit le centre du Soleilpar un rayon TS ; le point E, qui est à la surface de la Terre, voit lecentre du Soleil par un autre rayon ES, ou plutôt EO, qui ne fait avecle précédent qu’un angle de 8 "6 ( 1725 ), et qui va par conséquentle rencontrer à une distance prodigieuse; ainsi ce rayon est sensi-blement parallèle au précédent : on peut donc supposer que laligne EAO, parallèle à TLS, est celle par laquelle le point E de laTerre voit le centre du Soleil.

1783. Si cependant l’on veut avoir égard à la parallaxe du Soleil,et supposer que le rayon EO se rapproche de TS, pour aller formerau centre du Soleil un angle de 8 , toute la différence consistera àdiminuer l’angle TEO de 8 ", en tirant une ligne ER qui fasse avecEO un angle REO de 8" ; et ce sera sur la ligne ER que le point E dela Terre verra le centre du Soleil, puisque ER et TS vont se réunirau Soleil sous un angle de 8", qui est en effet la parallaxe du Soleil.Si l’on suppose que LA soit une portion de l’orbite lunaire, inter-ceptée par les rayons TS, ER, cette ligne LA paroîtra plus petite de8 ", lorsqu’on voudra tenir compte de la parallaxe du Soleil. Pour lecomprendre, il suffit de concevoir un autre rayon GS qui, du pointG de la Terre,aboutit au centre du Soleil S ; l'intervalle que les rayonsGS et TS interceptent dans l’orbite de la Lune, est vu de la Terresous un angle LGS, qui est la différence des angles GLT et LSG,c’est-à-dire, la différence des parallaxes de la Lune et du Soleil : maisil faut imaginer le point de concours S à une distance prodigieuse,pour que l’angle S ne soit que de 8 " ; alors l'angle LGS est plus petitde 8" que l’angle GLT, et l’angle REL plus petit de 8" que l’angleELT , ou son égal, OEL ; ainsi la projection de la Terre est sensi-blement égale à la parallaxe de la Lune.

1784. Si la Lune est en L, au moment de la conjonction, l’ob-servateur, placé en K sur la surface de la Terre, verra une éclipsecentrale de Soleil ( 1772 ), puisque le centre de la Lune lui paroîtrasur le rayon même TKLS, par lequel il voit le centre du Soleil. SoitAL une portion de l’orbite lunaire décrite avant la conjonction, enallant de A en L, ou d’occident vers l’orient : puisque le point E de