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Tome second.
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368 ASTRONOMIE, L I V. X.

1824. La projection de la Terre entière sera un cercle MFK, pa-rallèle et égal au cercle d’illumination, comme nous l’avons cléjadit : nàais le parallèle de Paris, ou le cercle AEDE, n’étant point pa-rallèle au cercle de projection XY, il 11e peut s’y projeter que sousune forme elliptique (1814). C’est cette ellipse que nous allons dé-crire; elle est la même sur le plan de projection XY que sur le plan 1 *qui passeroit par NO, c’est-à-dire, sur le plan du cercle d illumina-tion, puisque ces deux ellipses sont renfermées entre des lignesparallèles FA, GD : ainsi tout ce que j’ai dit à l’occasion delà figure

111 (art. 1816), aura lieu pour l’eliipse que nous allons décrire surle cercle de projection qui passe dans l’orbite lunaire.

1825. Dans les opérations suivantes, il faut bien remarquer quela distance de la Lune au point de la projection qui représente unlieu de la Terre, marque la distance apparente des centres du Soleilet de la Lune pour ce lien-là. Je suppose un point A de la Terre(fig. ii 3 ), projeté en F par un rayon AF; le même lieu A de laTerre voit le Soleil sur la ligne AF (1782); si le centre de la Lunerépond alors au point L de la projection , l’observateur, situé en A,verra la Lune éloignée du Soleil de la quantité FL : ainsi la dis-tance apparente sur le plan de projection entre la Lune L et lepoint F qui répond au point A de la Terre, sera FL. Il faut bienconcevoir que le point F étant la projection du lieu A de la Terre,c’est au point F de la projection que l’on rapporte le Soleil, quandon l’observe du point A; ainsi l’on peut indifféremment dire qu’un

Î joint F de la projection marque le lieu A de la Terre, par exemple,a situation de Paris, ou qu’il marque le lieu du Soleil, yu de Paris(r 7 85 ).

1826. Au moyen des propositions démontrées dans les articlesü8i6 et suiv., il est aisé de tracer l’ellipse de projection pour unlieu , et pour un jour donné. On peut même décrire cette courbe,sans faire aucune attention à la nature de l’ellipse ; il ne s’agit quede marquer la projection des différenspoints du parallèle de Paris ,d’heure en heure. Soit AKOB ( fig . 112) le cercle d’illumination,ou le cercle de la Terre, qui es-tperpendiculaire au rayon du Soleil,ou à la ligne des centres : il faut supposer le Soleil au-dessus de lafigure, répondant perpendiculairement au-dessus du centre C delàTerre. La ligne OPDC est un diainetre du méridien universel, danslequel on suppose le Soleil immobile ; ACB est un diamètre de l’é-

S uateur, perpendiculaire au méridien universel; P est la projectionu pôle, c'est-à-dire, le point du plan de projection sur lequel lepôle répond perpendiculairement (1818) : on prendra les arcs BL et