34 astronomie, iiv. XV.
2699. Boscovich , clans ses notes sur le poëine latin de M. Stay ^et dans son Voyage astrono. pag. 5 oi , examina de quelle maniéréon pourroit combiner les cinq degrés dont on avoitla mesure pouren tirer l’ellipticité de la Terre par une espece de milieu; et il seproposoitde trouver les corrections à faire aux résultats des mesures,de maniéré que la somme des corrections positives fût égale à celledes négatives ; que les différences des degrés fussent proportion-nelles aux différences des carrés des sinus des latitudes , ou des sinusverses des doubles latitudes ( 38 18 ) ; enfin que la somme des cor-rections positives ou négatives fût la plus petite de toutes celles quel’on peut avoir en observant les deux premières conditions ; et iltrouvoit 55- pour la différence des axes ( Toni. II , pag. 424 ) ; maisla correction alloitjusqu’à 167 toises pour le degré de Laponie,(Voyage, pag. Soy).
Employant ensuite les degrés mesurés parle P. Liesganig , avecles 8 autres quel’on avoit, on a pour l’ellipticité delà Terre etsi l’on oinettoit le seul degré de Laponie , qui différé sensiblementdes autres, sur-tout du degré de l’Amérique septentrionale , et decelui de Bohême , on auroit -^7-. Ces deux fractions ne s’éloignentpas beaucoup de ^5 que Boscovich trouve parla théorie , en faisantvarier les densités d’une maniéré assez naturelle , et supposant unnoyau sphérique également dense à la même distance du centre,;( Voyage astron. pag. 5i2).
2700. M. de la Place trouve l’aplatissement ~ ( Mem. 1783 ,pag. 528). M. du Séjour ^- 7 ( pag. 86), ou 3 ^. M. Carouge, encomparant le degré de l’équateur avec tous les degrés mesurés, atrouvé par un milieu ^. Enfin j’ai voulu aussi combiner les degrésqui paroissent les plus sûrs (2689), et les expériences du pendule ;et j’ai trouvé encore qu’il falloit supposer l’aplatissement de ^( art. 3764, Mém. 1786 ) ; c’est le résultat auquel je m’en tiendraidans tout le cours de ce livre. La différence entre le rayon de l’é-quateur et celui du pôle sera de 4 \ lieues , au lieu de 6 j quehiewlon supposoit.
2701. Pour donner une idée de la surface de la Terre , de sasolidité et de son poids; supposons les deux rayons de la Terre ,3262237 et 3273148 toises ; son volume ou sa solidité sera |c à 1 £(3477), 011 i2,3o 320000 lieues cubes, c’est-à-dire douzemilliards ou billions.
Si l’on suppose un globe de même volume ou grosseur que lesphéroïde , son rayon sera 3 6 a,- ( 3479) , ou de 3269611 toisesc’est le rayon moyen dont j’ai .coutume de 111e servit' ; alors la sur-rface sera 26772900 lieues carrées*