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Tome troisieme.
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£6 astronomie, ti y. XVII.

n’avoit lieu que pour les étoiles situées près du colure des solstices,comme y du Dragon. Ces étoiles étoient les seules qui fussent leplus au nord ou le plus au sud dans le temps des équinoxes. Mais,une réglé plus générale , qui ne pouvoitguerelui échapper, étoit quechaque étoile paroissoit stationnaire , ou dans son plus grand éloi-gnement vers le nord , ou vers le sud, lorsqu’elle passoit au mé-ridien vers six heures du soir ou du matin , que toutes avançoientvers le sud lorsqu’elles passoient le matin , et vers le nord lors-qu’elles passoient le soir, et que le plus grand changement étoittoujours comme le sinus de la latitude de chacune. Enfin , lorsqu’aubout d’une année il eut vu toutes les étoiles reparoître , chacune aumême lieu où elle avoit d’abord paru , Bradley, muni d’un assezgrand nombre d’observations , s’occupa à trouver la cause de cesvariations.

Il s’étoit déjà convaincu que la nutation supposée dans l’axe dela Terre ne suffisoit pas pour expliquer l’aberration de deux étoilesopposées ( 2819 ), et qu’elle étoit contraire à la parallaxe -, un chan-gement dans le fil-à-plomb, ou dans la réfraction , ne donnoit riende satisfaisant ; il falloit une cause annuelle et constante, égale pourles étoiles foibles et p?mr les plus brillantes , dont le plus grandeffet du nord au sud fût comme le sinus de la latitude, c’est-à-direnul pour les étoiles situées dans l’écliptique : transportons-nous àsa place, et raisonnons à-peu-près comme il dut faire.

2824. Puisque cette aberration étoit nulle en latitude pour lesétoiles situées dans l’écliptique, elle devoit donc, pour ces étoiles-là,se faire tout entière dans le plan de l’écliptique, comme la parallaxeannuelle; avec cette différence, que quand l’étoile auroit dû avoirla plus grande aberration en longitude suivant la parallaxe (2791 ),elle se trouvoit au contraire, suivant l’observation, être dans sa si-tuation moyenne, et que dans les temps où la parallaxe auroit dûêtre nulle , on obscrvoit la plus grande aberration. En partant decette différence entre la parallaxe et l’aberration, que Bradley nepouvoit manquer d’appercevoir, il s’ensuivoit que la plus grandeaberration en longitude anivoit lorsque l’étoile étoit ou en conjonc-tion , ou en opposition.

Ainsi l’étoile E (fig. 282) devoit paroître 40" plus à l’orient, laTerre étant au point G de son orbite GHK , que six mois après, laTerre étant en K, Bradley apperçut heureusement que cette diffé-rence de 40". étoit précisément le chemin que la Terre parcourt dansson orbite en 1 G de temps ; il se rappella que la lumière employoitle même temps à parcourir le diamètre G K. de l’orbite de la Terre,