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Tome troisieme.
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t> E l’ A B I R R A T I O K. p3

la vitesse CB ; mais puisque l’œil avance en même temps de A en Bavec la vitesse AB, il vient aussi frapper le rayon ; en sorte qu’il ya un double choc tout à la fois , celui de la lumière qui vient contrel’œil avec la vitesse CB, celui de l’œil qui va contre la lumière avecla vitesse AB. A la place de ce dernier choc, on peut imaginer (sansrien changer à l’effet qui en résultera) que le corpuscule soit venude F en B frapper l’œil avec une vitesse FB égale à AB ; ainsi l’œilreçoit une impression suivant CB , et une suivant FB : de ces deuximpressions , faites suivant les côtés CB et FB du parallélogrammeCF, il en résidte une impression unique et composée, qui se faitsentir suivant la diagonale DB ; donc l’on appercevra l’étoile dans ladirection BD , et non dans la direction BCE.

2829. Enfin il y a une autre maniéré de démontrer encore lavérité de cette proposition ; c’est celle de Bradley et de tous lesauteurs qui en ont parlé d’après lui : elle ne paroît pas d’abordsatisfaisante , comme Manfredi l’a remarqué ; mais nous allonstâcher de la rendre palpable. Supposons le corpuscule lumineuxen M ( fig. 234 ), lorsque 1 œil étoit en N , et qu’ils arrivent en-semble en O ; on sent que lorsque l’œil a passé en G le corpus-cule de lumière étoit en H, en tirant GII parallèle à MN ; carOG ; OH ; | ON ; OM. 11 en seroit de même de tous les autrespoints que la Terre parcourt sur la ligne NO ; l’on peut donc ima-giner que MN soit un tube qui avance parallèlement à lui-même,et parcoure toutes les situations comme GH ; le corpuscule delumière se trouvera par ce moyen n’avoir jamais quitté le tube MN,et par conséquent sera parvenu à l’œil en décrivant une ligne quise trouve être l’axe du tube parvenu en PO , ainsi nous avonsreçu le corpuscule suivant la direction PO : or nous voyons unobjet dans la direction suivant laquelle le rayon vient à nous ; doncl’étoile nous paroîtra sur une ligne PO parallèle à MN.

2830. Un exemple familier fera peut-être encore mieux com-prendre le mécanisme de ces impressions composées. Soit un vais-seau GCFA ( fig. 236 ), qui va de droite à gauche ; que d’un angleC de ce vaisseau ou ait jeté une pierre à l’autre angle A, et que,dans le temps où elle a parcouru CA, le vaisseau ait avancé de laquantité CD ou AB ; celui qui est dans le vaisseau en A se trouveraalors parvenu au point B, et sera frappé delà même maniéré quesi le vaisseau n’avoit eu aucun mouvement ; la pierre lui paroîtravenir de l’angle D , suivant DB , comme elle lui auroit paru venirde C, suivant CA, si le vaisseau eût été immobile ; l’impressionsera la même , puisque la relation du point C au point A , leur