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cosinus de la latitude , pour avoir l’aberration en longitude dans l’é-cliptique même. Ainsi la plus grande aberration en longitude est
égale à — a< |^ - ? et l’aberration pour un temps donné y ‘
c'est-à-dire 20" divisées par le cosinus de la latitude de l’étoile, etmultipliées par le cosinus de l’élongation trouvée pour ce mêmetemps, ou de l’argument de l'aberration (2846) ; elle est soustrac-tive dans les trois premiers signes de l’argument, et dans les troisderniers.
2849. Il est aisé de former une table de la plus grande aberrationen longitude , telle qu’on la trouve dans le recueil de Tables que j’aidonné en 1759 (pag. i 83 ). Une étoile située à 60° de latitude a sa
plus grande aberration de 40", parceque -- a - ° - 6 - = 40", etl’aberra-
tion de Sirius, quia 39° 33 ' de latitude, est 2 .5" 9. La longitude deSirius, en 1750, étoit 3 ’ io° 38 ' : je suppose qu’011 veuille avoir sonaberration en longitude le i"mai 1760 à midi; on calculera la lon-gitude du Soleil pour ce jour-là, ou bien on la prendra dans uneLph méride : je la suppose i* io° 55 '; on la retranchera de celle deSirius : la différence 5 ÿ° 43 ' est l’argument annuel del’aberration enlongitude (2846), dont le cosinus, multiplié par 25 " 9 , donnera r 3 "i raberration de Sirius en longitude le i er inai 1750; elle est soustrac-tive , parceque c’est dans le premier quart de l’argument, ou ducôté de la conjonction (2846).
2850. J’ai considéré jusqu'ici l’effet del’aberration parallèlementà l'écliptique : il est temps de voir ce qui en résulte du nord au sud ,c’est-à-dire perpendiculairement à l’écliptique. Lorsque la Terre estsituée vers le point A de son orbite (no. 2o 5 ), à égale distance dessyzygies B etD, la portion AM de son orbite, qu’elle décrit alors,,est parallèle à- la ligne des syzygies BD; ainsi l’effet de l’aberrationne peut point rapprocher l'étoile de cette ligne, et par conséquentne peut changer sa longitude. Le parallélogramme d’aberrationC£AM est parallèle au plan du cercle de latitude élevé perpendi-culairement sur B etD; concevons le plan de ce parallélogrammejeîevé perpendiculairement sur le plan delà iigure, au lieu d’êtrecouché sur le côté, comme on est obligé de l’exprimer dans la figure ;soit S l’étoile qu’il faut concevoir perpendiculairement au-dessus dupoint N , en sorte que sa latitude soit égale à l’angle SAN ; l’étoile ,au lieu de paroître sur le rayon MS, paroîtra sur le rayon AS ou MC{ 2837 ) ; et l’aberration ASM ou CMS sera mesurée par MF=AM.siu. MAF (2837), c’est-à-dire 20 " sin. latit. C’est-ainsi que l’on a