104 ASTRONOMIE, tl Y. XVII.
cercle KCDL1I, si l’on marque en K le lieu du Soleil qui est égal Ala longitude de l’étoilej, et qu’on divise le cercle en 36o°, les per-pendiculaires abaissées de chaque degré de longitude sur le grandaxe LEK, marqueront sur l’ellipse tous les points où l’étoile doit pa-roitre aux mêmes temps : je suppose que cette ellipse soit celle queparoît déciire Arcturus, dont la longitude est de 6 5 21 0 ; on marqueraen K 6'2i°; c’est le lieu du Soleil au temps où Arcturus paroît enK le r3 octobre ; en H le lieu du Soleil trois mois après ; le point Dtombera sur i’ 26° de longitude ; abaissant donc la perpendiculaireDSV, elle marquera en S le lieuapparentdel’étoile sur son ellipse,lorsque le Soleil a i s 26° de longitude, c’est-à-dire le 16 mai. L’onpeut aussi diviser le cercle LDCKH en 365 jours, en partant dupoint K où sera le jour de la conjonction ; et abaissant une perpen-diculaire DV du jour marqué en D sur le grand axe , elle détermi-nera le lieu S où doit paroître l’étoile au jour donné. C’est ainsi quej’aimarqué, dans la fig. 23o, les situations d’Arcturus etdeSiriussurleurs ellipses d’aberrations: Arcturus est à l’extrémité occidentaledu grand axe de son ellipse à droite, le i3 octobre, jour de sa con-jonction-, il est à l’extrémité inférieure ou méridionale du petit axe,le 11 janvier, jour de la première quadrature; au contraire, Siritisest à l’extrémité supérieure ou boréale du petit axe de son ellipse,le 3 octobre, jour de sa première quadrature , pareeque les étoilesparoissent toujours le plus près de l’écliptique trois mois après laconjonction ; les étoiles boréales sont alors au midi , et les étoilesaustrales sont au nord. L’ellipse d’Arcturus est inclinée par rapportà la ligne horizontale AB, que je suppose parallèle à l’équateur, dela quantité de l’angle de position (1047). Les mois que j’ai marquésau-dedans de l’ellipse sont pour l’effet de la parallaxe ( 2794 ), quifaisoit paroître l’étoile au même point de l’ellipse trois mois plutôtque 11e lait l’aberration.
2807. M. Boscovich, dans sa dissertation De armaisfixarum aber-rationibus, imprimée à Rome en 1742, fait voir qu’une parallaxecombinée avec l’aberration produirait encore une ellipse de mêmeellipticité, pour la trace apparente des étoiles; avec cette différenceque le lieu de l’étoile serait éloigné du lieu où elle paroît, en vertude l’aberration toute seule , vers l’endroit où la ferait paroître laparallaxe, d’un arc dont la tangente est au rayon comme la parallaxeest cà l'aberration.
2858. L’aberration en longitude EV (fig. 238), cpie nous venonsde déterminer sur le parallèle de l’étoile (2855), en supposant ELde»o", doit être réduite à l’écliptique pour les usages astronomiques,
c’est-à-dire