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Tome troisieme.
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Die LA NUTATION. 123

nomenes qu’en 1727,, et Bradley 11e douta plus que la nutationde l’axe terrestre n’en fût la véritable cause.

Machin , secrétaire de la société royale , à qui il envoya ses con-jectures, vit bientôt qu’il su flisoit, pour expliquer et la nutationet le changement de la précession , de supposer que le pôle delàTerre décrivoit un petit cercle : on a vu de semblables hypothèses(357, 1443, 1493, 2727), et Copernic avoit même supposé cemouvement du pôle dans un cercle, pour expliquer le changementqu’il croyoit avoir lieu dans la précession des équinoxes en mê-me temps que dans l’obliquité de l’écliptique. (Riccioli II, 171.)Bradley donna 18" au diamètre du cercle, et supposa qu’il étoitdécrit par le pôle dans l’espace d’une révolution des nœuds dela Lune par un mouvement rétrograde, comme dans l’article 1 353 .L’on expliquôit par là et le changement de la précession , queles étoiles voisines du colure des équinoxes avoient indiqué, etla nutation de l’axe de la Terre indiquée par les étoiles voisinesdu colure des solstices.

2894. Pour montrer l’accord de sa théorie avec l’observation,Bradley rapporte un grand nombre d’observations faites depuis1727 jusqu’en 1747 , sur y et £ du Dragon, a de Cassiopée,t de Persée, a de Persée, » de la grande Ourse, et la 35 e dela Giraffe, qui sont à l’égard des colures dans des positions trèsdifférentes. Après les réductions nécessaires pour rapporter toutesles observations à une même époque, par les principes de l’aber-ration ët de la nutation , il trouve toujours à 2 du 3 " près le mê-me résultat, tandis qu’on eût trouvé jusqu’à 56 " d’inégalité poury du Dragon, si l’on n’avoit pas employé les nouvelles théories.De plus de 3 oo observations qu’il'avoit faites de celle-ci, il nes’en est trouvé que onze qui différassent de la moyenne de 2".

2895. Les observations faites sur les étoiles un peu plus éloi-gnées du zénit s’accordent un peu moins entre elles, et il y aapparence que cela vient de l’inconstance des réfractions; maisBradley ne se servoit de ces étoiles qu’au défaut de ceiles quiétoient plus proche du zénit; l’expérience lui avoit appris depuislong-temps que celles-ci s’accordoient toujours mieux.

Parles observations de 1740 et de 1741, l’étoile « de la grandeOurse parut de 3 " plus éloignée du pôle qu’elle ne devoit êtresuivant les observations des autres années ; Bradley crut que cettedifférence venoit de quelque cause particulière ; nous verrons bien-tôt une de ces causes, qui venoit du défaut de l’hypothese circu-laire (2908); il soupçonna aussi que la situation de l’apogée de

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