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Tome troisieme.
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l 38 ASTRONOMIE, L I V. XVIII.

conjonctions, et les intervalles des éclipses. Nous avons supposé ,■dans la recherche des périodes (2917), qu’on avoit pris un inter-valle de temps assez long pour que les inégalités fussent fondues etcompensées, ou qu’on avoit tenu compte de ces inégalités. Si, dansla recherche des révolutions ou des movens mouvemens , on neprenoit cpie l’intervalle d'une seule révolution du satellite , le ré-sultat seroit affecté des inégalités de Jupiter et de celles du satellite :mais si l’on compare des observations éloignées d’une période en-tière de Jupiter, ou de plusieurs, c’est-à-dire de 12, de 24 ans,etc., tout sera compensé, et l’on aura exactement le mouvementmoyen , abstraction faite de l'inégalité des retours. On parvient en-suite à connoître ces inégalités, en comparant entre eux les inter-valles d.es différentes éclipses; intervalles qui devroient être tou-jours égaux , si le mouvement n’étoit pas altéré par des variationsconsidérables.

292 5 . La plus grande inégalité dans les retours des conjonctionset des éclipses, est celle qui vient de l’inégalité du mouvement deJupiter (a) ; caria différence entre le retour d’une conjonction et unerévolution périodique complété du satellite, dépend du mouvementde Jupiter, vu du Soleil, dans cet intervalle de temps, comme nousl’avons fait voir pour la Lune ( 1418) : or celui de Jupiter est irré-gulier; donc les éclipses, par cela seul, ne reviendront point dansdes intervalles de temps égaux. L’intervalle entre deux éclipses estégal à une révolution du satellite, plus le temps qu’il lui faut pouratteindre l’ombre de Jupiter, qui s’est avancée autant que Jupiterlui-même, mais inégalement; or l’équation de Jupiter ( 1274) étantsupposée de 5 ° 34/ dans les tables des satellites que Wargentin adonnées, et cette équation étant tantôt additive, tantôt soustractive,la somme de tous les petits intervalles, dont chaque révolution sy-nodique vraie ..excede chaque révolution synodique moyenne en.plus ou en moins , peut monter à 1 i°8' de chaque orbite.

292 6 . Soit A BP ( fig. 245) l’orbite de Jupiter, S le Soleil, F lefoyer supérieur de l’ellipse autour duquel le mouvement de Jupiterest sensiblement uniforme (i 253 ); supposons un satellite qui, dans

(a) Gassini remarquent, en 1676, que la grande erreur des hypothèses de Galiléesur le temps des éclipses venoit de ce que Galilée , et les autres astronomes , neséparoient pas du mouvement propre des satellites les apparences qui leur arriventpar celui de Jupiter autour du Soleil. Us avoient donc pris pour mouvementsimple et égal un mouvement composé d’un égal et d’un inégal ; l’erreur desmoyens mouvemens s’étoit augmentée de telle sorte, que les configurations tiréesde leurs hypothèses pour le temps où Gassini écrivoit, n’avoient presque point derapport à celles qui s’observoient ( Journ . des Sav., 14 sept. 1676).