Band 
Tome troisieme.
Seite
139
JPEG-Download
 

INEGALITES DES SATELLITES. 13 c>

une période de Jupiter, fasse un nombre complet de révolutionssynodiques; lorsque Jupiter a fait le quart de sa révolution en temps,c’est-à-dire que l'angle AFB, qui exprime l’anomalie moyenne, estde 90°, le satellite doit aussi avoir achevé le quart des révolutionssynodiques moyennes qu’il peut faire pendant une période de Ju-piter, et être parvenu au point H, qui répond dans le ciel au mêmepoint que le lieu moyen de Jupiter; mais le satellite qui va de K enH arrivera en K, où se fait la conjonction avec Jupiter , et y seraéclipsé long-temps avant que d’être arrivé en H ; la différence KHest la mesure de l’angle KBH, égal à l’angle FBS, qui est l’équationde Jupiter, c’est-à-dire 5 ° 34 f - Le premier satellite emploie o h 3 p' i 5 "à parcourir 5 ° 3 /^ de son orbite; ainsi les éclipses que l'on observedevront avancer de 39' 25 " au bout de 3 ans; six ans après , lorsqueJupiter sera dans la partie opposée de son orbite, elles retarderontd’autant.

2927. Pour trouver la quantité de cette équation en temps danschaque orbite des satellites, on fait cette proportion : 36 o°sont à ladurée de la révolution synodique, comme 5 ° 04' i" sont à un qua-trième terme : on les trouvera calculées exactement dans la table del’art. 3025 ; elles sont de 3 p' 22", i h 19' i 3 ", 2 h 39' 42", et 6 h 12'59".Tel est le fondement de la plus grande inégalit ; des conjonctionset des éclipses des satellites dans les tables; elle a pour argumentun nombre appellé A , qui est l’anomalie moyenne de Jupiter, cal-culée en dixièmes de degré ; elle est égale à l’équation même deJupiter, convertie en temps à raison de la révolution synodique dusatellite; mais l’équation de Jupiter étant variable (1275) , on estobligé de changer la valeur de cette équation, comme nous le re-marquerons dans l’usage des tables. On devroit encore faire à cesnombres unecorrection qui dépend de l’excentricité et de l’inégalitédu mouvement des satellites; mais 011 l’a négligée jusqu’à présent.

L’inégalité qui dépend de l’excentricité de Jupiter, et que je viensd’expliquer, fut la première que Cassini employa dans le calcul deséclipses; mais il remarqua bientôt qu’elle ne suflisoit pas pour ex-pliquer toutes les différences qui s observoient entre les retours deces éclipses. 11 employa d’abord' dans ses Ephémérides certaineséquations empiriques, c’est-à-dire que l’observation lui indicpioit,sans en connoîlre la loi ni le principe, et l’on en a encore employéde semblables jusqu’à présent (novembre 1789), du moins pour le3 'satellite, dont les observations se concilioient difficilement avec lathéorie ( 2944 ).

2928. La seconde inégalité dontonaitapperçulavéritajalecause,

S ij