lljo ASTRONOMIE, L I V. XVIII.
esl celle qui vient de la propagation successive de la lumière. SoitS ( fig. 24 5 ) le Soleil, ABP l’orbite de Jupiter, TVR l’orbite de laTerre, dont le diamètre TR est de 69 millions de lieues; la lumièreque Jupiter nous réfléchit est un corps dont l’impression doit arriverjusqu’à nous , pour nous faire appercevoir Jupiter et ses satellites;le mouvement de ce corps 11e saurait être d’une vitesse infinie ; il luifaut un certain temps pour arriver de T en R; ainsi, quand la Terreest en T, Jupiter étant en opposition, sa lumière arrive plutôt à nosyeux que quand la Terre est en R, et que Jupiter approche de saconjonction; on observa en effet que les éclipses des satellites arri-voient environ un quart d’heure plus tard quand la Terre étoit vers-R , que quand elle étoit en T.
2929. Nous voyons que , le 22 août 1675, Cassini publia un petitécrit pour annoncer les configurations des satellites, et qu’il yparloitde la propagation successive de la lumière, sur laquelle llomer lutsa dissertation à l’académie le 22 novembre suivant ( Duhamel , Hist .acad.,pag. 14 5 ).
« Romer expliqua très ingénieusement (dit Cassini) une de ces« inégalités qu’il avoit observées pendant quelques années dans le« premier satellite , parle mouvement successif delà lumière, qui« demande plus de temps à venir de Jupiter à la Terre lorsqu’il en« est plus éloigné , que quand il en est plus près ; mais il n’examina« pas si cette hypothèse s’accommodoit aux autres satellites qui de-« manderaientia même inégalité de temps : il m’est arrivé souvent« qu’ayant établi les époques des satellites dans les oppositions avec« le Soleil, où les inégalités synodiques doivent cesser, et les ayant<c comparées ensemble pour avoir le moyen mouvement, lorsque je« calculois sur ces époques et sur ce moyen mouvement les éclipses« arrivées près de l’iine et de l'autre quadrature de Jupiter avec lete Soleil, le moyen mouvement calculé au temps de ces quadratures« s’est trouvé différer d’un degré entier, ou un peu plus, du vrai« mouvement trouvé par les observations intermédiates; de sorte« que les satellites, dans les quadratures, avoient environ un degré« d’équation soustractive à l'égard du mouvement établi dans les« oppositions ; d’où l’on pouvoit inférer que cette équation serait« doublée dans les conjonctions ». (Voyez les hypothèses et les tables« des satellites , etc. 1690, i/i-fol. pag. 5 2.)
2930. La démonstration que Romer trouva pour le mouvementde la lumière, fut imprimée dans le Journal des Sa vans du 7 décembre1676, où l’on voit qu'il trouvoit22' pour le diamètre du grand orbe,et on y lhee qui suit. « La nécessité de celte nouvelle équation du