iHi GALIT^S DES SATELLITES. 1 "41*
ci retardement de la lumière est établie par toutes les observations«cqui ont été Faites à l’académie royale et à l’observatoire depuis« huit ans , et nouvellement elle a été confirmée par l'émersion ducc premier satellite, observée à Paris le 9 novembre dernier à 5 h 35 'ce 4 5 " du soir, dix minutes plus tard qu’on ne l’eut dû attendre, en<c la déduisant de celles qui avoieut été observées au mois d’août,<e lorsque la Terre étoit beaucoup plus proche de Jupiter; ce quece M. llomer avoit dit à l’académie dès le commencement de sep-ce tembre » (Anciens Mém. de l’acad., Tom. X, pag. 5 j 5 ).
2931. On voyoit clairement dans le premier satellite cette inéga-lité ; mais il y eut quelques difficultés pour les autres satellites ,pareeque l’inégalité sembloit beaucoup plus grande que dans lepremier, suivant Jacques-Philippe Maraldi ( Mém. acad. 1707).Cependant Halley, en 1694, assurait qu’il falloit nécessairementintroduire cette équation delà même quantité dans tous les satellites(Phi/. Trans. n°. 214); Pound Fit la même remarque (Philos. Trans.1719), de même que Fouchy (Mém. acad. 1732). Pound en publiaune table, à laquelle il joignit la correction qui dépend de la dis-tance de Jupiter à la Terre (2933); Winston les publia de nouveauen 1738 (The Longitude discovered by the Jupiter s planets ; byW. Winston , z/z-8°. ).
Jean-Dominique Maraldi , après la découverte de l’aberration(282 6) qui prouvoit invinciblement la propagation successive dela lumière, ne doutoit plus que cette équation ne dût être communeaux 4 satellites; et il trouvoit que les tables du 3 e étoient Fort rap-prochées de l’observation par le moyen de cette équation (Mém.1741 ). Wargentin s’assura, en 1748, decelte équationdelalumiere,parla comparaison d’un grand nombre d’observations.
2932. La vitesse avec laquelle les rayons de lumière parviennentdepuis le Soleil jusqu’à nos yeux, est telle, que pendant le mêmetemps la Terre Fait dans son orbite un arc de 20" (28 35 ) ; or la Terredécrit un arc de 20" en o h 8' de temps à peu près ; la lumière metdonc 8' à parvenir du Soleil à la Terre. Lorsque la Terre sera en R,Jupiter en A, la lumière mettra pour venir jusqu’à nous 16' r 5 " deplus qu’elle n’en employoit lorsque la Terre étoit en T, et Jupiteren A; ainsi les éclipses des satellites arriveront 16' i 5 ' f plus tarddans les conjonctions que dans les oppositions, et dans les autrestemps à proportion ; c’est l’objet de l’équation principale de la lu-mière.
2933. La table qui renFerme cette équation suppose que Jupitersoit dans ses moyennes distances ; mais sa distance au Soleil est