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Tome troisieme.
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142 ASTRONOMIE, LIV. XVIII.

souvent plus grande à cause de l’excentricité de Jupiter, et la dif-férence cl es distances est quelquefois égale à la moitié de SR; eusorte que quand Jupiter en conjonction ou en opposition est enmêfne temps aphélie, il faut à la lumière, pour arriver à nous, 4* 5 "de plus que quand Jupiter est périhélie; on en a fait une table quidépend de l’anomalie de Jupiter; c'est la petite équation de lalumière.

2934. La grande équation des satellites, qui est causée par l’ex-cent;icité de Jupiter (2927), et les deux équations de la lumière,sont des causes d'inégalité communes à tous les satellites : mais ily a d’autres équations particulières à chacun d’eux ; on les a recon-nues par observation ; on en détermina les quantités, à quelquesminutes près, même avant qu'on en connût la cause, et l’on appliquaune de ces équations empiriques à chacun des quatre satellites.

L’inégalité du premier, suivant les tables de 1 759 , étoit de 3 ' j entemps, tantôt ad ditive, tantôt soustractive. Il y en avoit de 16'j pourle 2 e , de 8' pour le 3 °, et de i h 3 ' pour le 4 e - IJans les tables de 1771,l’équation du 3 ' étoit partagée en trois autres (2941).

2935. Ces équations nYloient pas encore suffisantes, parcequ’onn’avoil pas un assez grand nombre d’observations ; elles étoicnt lerésultat de plusieurs inégalités qu’il falloit séparer, et dont en neconnoissoir guere que la plus grande somme (3o2o).

J.a maniéré de déterminer les équations particulières à chaquesatellite consistoit uniquement à comparer beaucoup d’observationsavec le calcul des tables où l’on avoit employé les inégalités géné-rales; car alors la différence entre le calcul et l’observation formoitl’équation nouvelle que l’on cherchoit ; quand on avoit. fait cettecomparaison un grand nombre de fois, l’on étoit en état de formerune table de l’inégalité , et d’en voir la p diode.

2936. L’équation du 1" satellite , dans les tables de Wargentinque je publiai en 1771 , est de 3' 3o" de temps, en plus et en moins,ce qui répond à un demi-degré de son orbite. Bindley avoit crud’abord qu’il y avoit une excentricité dans son orbite; il remarquaen 17 19 que , dans les anm es 1682, 1695 et 1718, c’est-à-dire en-viron tous les 12 ans, les éclipses du i CI satellite duroient environ2' 1 20', tandis que dans l’autie nœud , en 1677 et 1689, ces duréesn’étoient que de 2 h i4 f ; cette différence paroissoiL piouver que,dans le premier cas, le satellite avoit un mouvement plus lent, etse trouvoit par conséquent à une plus grande distance de Jupiter,ce qui indiquent une excentricité dans son orbite.

Mais ensuiLe Bradley regarda l’attraction mutuelle des satellites