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Tome troisieme.
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144 ASTRONOMIE, L I V. XVIII.

de 437 jours , et qui provient des attractions du 1" et du 3 *. Bradleyavoit vu que cette période ramenoitles erreurs des tables à-peu-prèsdans le même ordre ; mais ce fut Wargentin qui, dans ses premièrestables , détermina la quantité de l’équation , et par là les rendit fortexactes.

2989. Bradley avoit ajouté que les dernieres observations indi-quoientune excentricité dans cette orbite; que d’autres fois le se-cond satellite s’écartoit du calcul d’une quantité sensible, en si peude temps qu’011 ne pouvoit attribuer ces différences qu’aux attrac-tions des autres satellites. En 1776, Wargentin fit usage d'une équa-tion de 1' i 5 ” en plus et en moins, qui paroissoit venir de l’excen-tricité du second satellite, ayant une période de 12jans ( NauùcalAlmanac , 1779); mais cette équation ne paroît pas fondée.

2940. Pour le 3 ' satellite , Maraldi apperqut que le calcul deséclipses s’écartoit de l’observation lorsque Jupiter étoit dans sesmoyennes distances ( Mé/n. 1741 ). Wargentin, dans ses tables de1746, soupçonnoit une équation égale à celle du premier satellite,et d’une même période. Dans ses tables de 1759 , il introduisit uneéquation de 8' de temps, en plus et en- moins , dont la péi iode étoitde 12 ans et demi, et qui par conséquent étoit attribuée à l’excen-tricité de l’orbite : elle satisfaisoit à la plus grande partie des inéga-lités au commencement du siecle; mais elle s’est trouvée répondremal aux observations postérieures; il sembloit depuis quelques an-nées qu’on auroit pu la négliger, en ajoutant seulement 7' aux épo-ques , comme si elle eût été; le résultat de deux équations qui cons-piroient il y a 60 ans, et qui se détruisoient en partie de nos jours,conjecture qui s’est ensuite vérifiée.

2941. M. Bailly, d’après la théorie comparée à un grand nombred’observations, jugea que l’équation de l’orbite n’étoit que de io'de degré (4' 46" de temps), et qu’il s’y joignoit cinq autres équations :la première de 25 ", due à l’action du premier satellite : la secondede 4' 10", due à l’action dn second ; M. de la Grange la trouve de4' 41" : la 3 ' de 1' 19", due encore à l’action du second , mais à raisonde l’excentricité de l’orbite tioublée du troisième satellite : enfin lesdeux autres équations de 17" et de 59", dues à l’action du 4'satellite.Ces cinq équations peuvent produire, dans certains cas, jusqu’à 16'11" de degré, suivant M. Bailly, quantité qui ne diflere pas beau-coup de 16' 46" (ou 8 f de temps en plus et en moins), valeur de l’é-quation totale déterminée autrefois par les observations, et qui étoitemployée dans les tables de 1709 : aussi Maraldi trouvoit des dif-férences d un demi-quart d'heure dans les erreurs des tables en six

mois.,