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Tome troisieme.
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INÉGALITÉS DES SATELLITES. 14 5

mois de temps (3o2o). L’équation qui vient de l’action du 4' sa-tellite a une période de 49 jours i4 h environ ; M. de la Grangesoupçonnoit qu’elle pouvoit être la cause de ces sauts qu’on trouvoitd’un mois à l’autre; mais elle est trop petite pour pouvoir les expli-quer, et ils venoient peut-être du défaut des observations.

2942. Wargentin a employé trois équations dans ses dernierestables; l’une de l 'j de temps en plus eL en moins, dont la périodeest de 407 jours ; les autres de 4' i et de 2' i de temps, dont la causen’étoit point éclaircie, et dont la loi n’est ajustée que sur les seulesobservations, avec des périodes d’environ îa jet 14 ans; il les pro-posoit en attendant que la théorie ou l’expérience nous eussentéclairés là-dessus. Peut-être, dit-il , l’excentricité de ce satellite aquelque variation à laquelle ces deux équations peuvent répondre.

Wargentin m’écrivoit ensuite, en 1781, que les observations faitesdepuis quelques années n’avoicnt pas justifié ses deux équations ;il auroit fallu en changer les périodes et les quantités ; mais il lui pa-roissoit plus siniple.de ne supposer qu une seule équation, dont lapériode fut à-peu-près de i 3 ans, et la quantité variable, savoir de7' ou 7'; de temps entre 1670 et 1720. De 1720 à 1760, elle pa-roissoit avoir diminué jusqu’à a'b et être de la même quantité de-»puis 20 ans. Il calcula dans cette supposition i 25 o observationsfaites depuis cent ans ; elles s’accordent avec le calcul à 2 ou 3 ' près.ActaUpsal. TomolV.

2943. Mais on ne peut pas compter sur 2 minutes dans cettetable'des erreurs , parccque Wargentin 11’a pas pris la précautiond’employer les lieux de Jupiter observés, au lieu des lieux calculés,ce qui eût été absolument nécessaire pour dégager les tables des sa-tellites de l’erreur des tables de Jupiter, et j’ai montré qu’on pouvoitsupprimer sa troisième équation sans s’écarter beaucoup plus desobservations (Mém. 1787). M. delà Place a trouvé cependant qu’ilexistoit réellement dans la théorie du 3 e satellite deux équations trèsdistinctes, dont l’une dépend de là distance du 3 e satellite à son ap-side, et l’autre dépend de sa distance à l’apside du 4'. Ces deuxéquations sont presque égales, et leur somme peut aller à i 5 ou 16'de degré, ou 7' de temps. Ces équations s’ajoutoient vers la fin dudernier siecle , et se retranchoient au contraire l’une dé l’autre vers1760; c’est la raison pour laquelle elles étoient peu sensibles vers1760; ces deux apsides étoient à-peu-près opposées, tandis qu’ellescoïncidoicut dans le dernier siecle ; celle du 3 'avance de 3 3 2' par an.

2944* Le quatrième satellite a une orbite très sensiblement el-liptique ; Bradley l’avoit reconnu dès 1717 par toutes les observa-Torne lll k T