INÉGALITÉS DES SATELLITES.
2947. Cette équation de l’orbite du 4'satellite va jusqu’à i''o' 3 o"en plus et en moins , suivant les dernieres tables de Wargentin , etelle suffit pour le 4'satellite; les attractions des trois autres n’influentpas sensiblement sur son mouvement, et M. Bailly n’a trouvé quedeux ou trois petites inégalités qui viennent de l’attraction du Soleilsur ce satellite. Mais Wargentin avoit employé dans ses tables lespetites inégalités de Jupiter, produites par l’attraction de Saturne,et qui sont sensibles dans les conjonctions du 4 e satellite (2952).
2948. Le lieu de l’apside 00 du 4 e satellite, suivant Bradley, étoit,en 1717, à 11 5 8°; mais il trouva que les observations de 1671,1676 et j 677 exigeoient que l’on plaçât le lieu de l’apside pour 1677à 10’ 14 0 , de sorte qu’il lui attribua un mouvement progressif de 36 'par an ; Maraldi l’a porté jusqu’à 44' i 5 ".
2949. 11 représentoit toutes les observations du 4' satellite, ensupposant la plus grande équation de son orbite o° 55 ' 56 ", l’époquede sa longitude moyenne pour 1700 , c’est-à-dire le 3 i décembre1699 à midi, 7* 17° 18' 2", le lieu de son apside, ou apojove, io‘29°22'pour 1700, et le mouvement annuel de cette apside 44' i 5 ". Surun nombre de i 52 observations que Maraldi a calculées avec cesélémens , il n’y en a que 3 o dans lesquelles le calcul diffère de l’ob-servation de plus de 5 '£, parmi lesquelles quatre observations seu-lement different de 10' et trois de 10'; c’est avoir beaucoup fait qued’être parvenu aies représenter avec cette précision, sans avoir tenucompte des inégalités de Jupiter lui-même (2962), et du temps quele satellite emploie à s’éclipser ( 3 o 46 ). Depuis ce temps-là M. de la .Place a trouvé dans le 4 e satellite une équation de i' 54" de degré*qui dépend de l’action du Soleil et delà distance de Jupiter à sonaphélie , cette équation est semblable à l’équation annuelle de laLune ( 1448) ; et une d’environ 28", qui répond à l’évection ( 1 433 ).
2950. Le mouvement de l’apside du 4'satellite vient de l’attractiondes autres satellites (M. Bailly ,p. 107), ainsi que le mouvement del’apogée de la Lune vient de l attraction du Soleil : cependant il y adans l’aplatissement de Jupiter unecausequi peutdonnerauxapsidesdes satellites un mouvement considérable: on en trouve le calcul parWalmesley, dans les Trans. Philos, de 1768; par Euler, dans lesMémoires de Berlin pour 1763; par M. Bailly, dans les Mémoiresde 1763, et dans sa Théorie, pag. 65 . Suivant le premier, cetaplatissement devoit produire un mouvement de 34 ' par année dans
(a) On a aussi appellé Apojove l’apside supérieure ou la plus éloignée dansles orbites des satellites de Jupiter , quoique ce terme soit composé d’un motgrec et d’un mot latin.