V48 ASTRONOMIE, 1IV, XVIII.
l’apside du 4'satellite. Euler , en supposant que les diamètres deJupiter soient comme 8 est à 9, trouve i° 3a' 40” par année, et pçurles trois autres satellites 288% 57° 3', 11° io'; mais la suppositiond’homogénéité et l’erreur sur le degré d’aplatissement de Jupiterpeuvent mettre dans ces calculs une incertitude considérable. Aureste, si l’orbite du premier satellite est très peu excentrique, ce grandmouvement sera insensible dans les observations. M. Euler lefds,dans les Mémoires de Berlin pour i r j 65 , examine les inégalités quipourraient avoir lieu à raison de la figure du corps attiré, c’est-à-dire de la ligure des satellites; mais n trouve qu’elles sont insen-sibles quant au mouvement progressif des satellites.
M. de la Place s'est assuré que le mouvement de l’apside du 4'est le résultat combiné de l’action du Soleil, de celles des trois autressatellites, et de l’aplatissement de Jupiter qu’il trouve de^.
2951. La réduction est une autre équation que l’on doit employerdans les tables des satellites, et qu’on a long-temps négligée; c’estla différence entre la conjonction et le milieu de l’éclipse ( 1 i3o,3988 ) ; elle n’est que la moitié de celle qu’on trouverait en calculantde la manière indiquée pour les éclipses de Lune (1757, 3988),pareeque les conjonctions se comptent sur l’orbite du satellite, etnon pas sur celle de Jupiter. Soit MC (fig. 251 ) l’orbite de Jupiter,M T A l’orbite du satellite, Cl la perpendiculaire sur la première, CAla perpendiculaire sur la seconde, l’arc NK. égal à NC; le point Amarque le milieu de l’éclipse, le point K la conjonction sur l’orbitedu satellite , et le point 1 la conjonction rapportée à l’orbite de Ju-piter. AK est la réduction dont on se sert pour les satellites; cetteréduction va jusqu’à i f 29" de temps pour le 3 e satellite, quand soninclinaison est de 3° 26', et à 1' 42" pour le 4 e ; elle est soustractivedans le premier et le troisième quart de l’argument de latitude , soitqu’on compte du nœud ascendant ou du nœud descendant. Si l’onprenoit l’inclinaison vraie, c’est-à-dire dans l’hypotliese de l'ombreelliptique (2980), on trouverait la réduction du 3 e satellite plus pe-tite d environ 10".
2962. Les inégalités de Jupiter doivent entrer aussi dans lestables des éclipses des satellites ; et comme Jupiter s'écartoit à la finquelquefois de itj des meilleures tables que l’on eût, ces variationspouvoient produire 28” de temps sur le premier satellite, 5 j" sur lesecond , 1' 44 n sur le 3 e , et 4 sur le 4 e ; on ne pouvoit doncattendre de ces tables une plus grande peifection jusqu’à ce que lathéorie de Jupiter eût été perfectionnée. Actuellement que les tablesfaites par M. de Lambre sont toujours exactes à la demi-mine,te, il