INÉGALITÉS. DES SATELLITES. 1 4 $-
ne faut que tenir compte de la différence entre ces tables et cellesqui ont servi aux tables des satellites. C’est ainsi que l’on pounoitcalculer pour chaque satellite l’effet des perturbations de Jupiter endifférentes années.
2953. Il y a encore dans les conjonctions qu’on observe quelquesinégalités optiques dont je parlerai à l’occasion des éclipses ( 3 o 40 imais dont on n’a pas encore assez fait usage.
2954. Pour construire les tables des conjonctions des satellites,il faut établir une époque dégagée de toutes les inégalités ; on peutchoisir pour cela l’observation quelconque d’une conjonction , lacorriger par toutes les équations connues , pour la réduire à uneconjonction moyenne sur l’orbite du satellite , et l’on aura uneépoque des conjonctions; j’en donnerai l’exemple et le calcul ( 3 o 34 ).
Pour épargner aux calculateurs l’attention d’ajouter ou de retran-cher les équations suivant les cas , Wargentin, dans ses tables,’ adiminué par avance toutes les époques , comme Pound l’avoit faitdans scs tables en 1719 ( Philos . Trans.), afin de rendre toutes leséquations additives. Par là il arrive qu’une équation est nulle dansle cas où elle auroit été la plus grande à soustraire, et que l’équationadditive est quelquefois doublée.
2955. Par exemple , la table des époques des conjonctionsmoyennes du premier satellite indique le moment où arrive à chaqueannée la première conjonction du satellite avec le lieu moyen deJupiter, compté sur l’orbite du satellite; mais ce temps est diminuéd’abord de 8 ' équation de la lumière (2932). Au moyen de cettequantité que l’on ôte des époques, l’équation se trouve toujoursadditive : il faut ajouter ces 8' 7" qu’on a ôtées, et de plus ce qu’ily auroit eu à ajouter; et dans les cas où 1 on auroit dû soustraire i’c-quation , on ajoutera seulement l’excès des 8' 7" sur cette équation ,qui auroit lieu si les tables étoient construites à la maniereordinaire;par là elle peut aller jusqu’à 16' i 5 ", qui est le double de 8' 7"].11 en est de même de toutes les autres équations , excepté.de cellequi dépend de l’excentricité de Jupiter; celle-ci étant variable, on11’a pu faire d’avance la soustractiond’unequantité constante (2927 ).
Lorsqu'on découvre unenouvelle équation, tantôt additive, tantôtsoustractive, on retranche des époques la valeur de la plus grandeéquation , afin qu’elle soit toujours additive.
2956. On trouvera dans la table des démens (3o2Ô) les époquesdes quatre satellites, c’est-à-dire la première conjonction moyennede 1760, du moins telle que Wargentin l’cmployoit dans ses tables.Ü11 voit, par exemple, que celle du second satellite arrivoit le 1“