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Tome troisieme.
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l5o ASTRONOMIE, LIT. XVIII.

janvier 1760 à i4 h 5 c/ de temps moyen ; mais ce temps est diminuéde la somme des équations, et même encore d’un jour (8027)..J’ai ajouté dans la même table les époques des longitudes moyennespour 1700, c’est-à-dire le point du ciel où chaque satellite parois-soit répondre la veille du 1" janvier 1700, à midi de temps moyen,vu du centre de Jupiter, en comptant sur l’orbite de chaque satel-lite, d’après les mêmes tables ; enfin les moyens mouvemens, soitpour un jour, soit pour cent années juliennes. Avec ces donnéeson peut construire des tables ( 1826), telles qu’elles sont dans lelivre de Cassini ; elles servent à trouver les configurations ( 3 o 54 ).

Pour trouver la longitude du premier satellite en 1700 , par lemoyen de la conjonction marquée dans les tables , je commencepar y ajouter 29' 34 ” pour la somme des équations qu’on en a re-tranchées , et j’ai 1' i h 19' 27"; le lieu moyen de Jupiter se trouve,pour ce moment-là , 9* i 5 ° 5 7' 16". C’est aussi celui du satellite;pour l avoir le 3 i décembre à midi, j’en ôte son mouvement 7“ 4 042' 58 "; il reste pour l’époque de 1700, 2* 11 0 14' 18", commedans la table de l’art. 3 o 25 .

A la suite des époques des conjonctions, j’ai mis les argmnensdes équations générales des satellites pour les mêmes époques. Lenombre A est l’anomalie moyenne de Jupiter; le nombre B est ladistance de Jupiter à la conjonction en millièmes parties du cercle ;l’équation de la lumière est à-peu-près proportionnelle au cosinusdu nombre B, plus exactement à la distance qu’il y a de Jupiter àla Terre en ligne droite. Ce nombre B doit par conséquent êtrecorrigé par l’inégalité de Jupiter, que l’on exprime en millièmesdu cercle.

Des Eclipses des Satellites.

2957. Lrs éclipses des satellites sont depuis long-temps le fon-dement de toutes leurs théories, parccqu’il n’y a pas d’observationsplus concluantes; aussi voit-on que, dès 1668, Cassini commençaà les observer. Pour calculer ces éclipses, il faut commencer par dé-terminer la largeur de l’ombre de Jupiter que les satellites traversent.Cette ombre que Jupiter répand derrière son disque, n’est pas un cy-lindre parfait, parceque le Soleil, qui est le corps lumineux, est plusgrand que Jupiter; les rayons qui partent des deux bords du Soleil,et qui touchent les bords de Jupiter, sont donc des rayons conver-gens ; et puisqu’on sait le rapport des diamètres de Jupiter et duSoleil, on trouveroit aisément le point où les deux rayons vont