INCLINAISONS OBSERVEES DANS LES SATELLITES. 1 69
tables. Par une autre observation , il trouvoit 3 ° 27' 24"; mais il pré-féroit la première. L’inclinaison se trouvoit plus grande qu’en 1745de 7' j; en 1763 elle cessa d augmenter, car en 1769.elle n’étoit quede 3 ° 23 ' 33 ", et, en 1774» 3 ° 22' 33 "; si elle eût augmenté jusqu’à3 ° 44', le 3 ' satellite se seroit trouvé dans le même cas que le 4 *>qui n’est plus éclipsé lorsque Jupiter est loin des nœuds (Maraldi,Mcm. 1745).
3 ooo. M. de la Grange, en partant de quelques suppositions surles masses des satellites, jugcoit que la période de celte augmenta-tion pouvoit être de 1 96 ans ; M. Bailly, en 1766 , l’estimoit de 200;Wargentin , en 1768, de 170 ans; il supposoit que la plus petiteinclinaison avoit été de 3 ° o' en 1697, et qu elle seroit la plus grandeen i 782. Maraldi a réduit cette période à i 32 ans; d’après les ob-servations de 1763, il trouve que l’inclinaison étoit alors de 3 ° 25 '*,mais qu’elle a dû augmenter encore pendant deux ans, et jusqu’à3 ° 26' 57" : c’est la plus grande inclinaison , et elle répond aux an-nées i 633 et* 1765. La plus petite inclinaison est de 3 ° 2', et répondà l’année 1697. Sur ces données et avec les principes de l’art. 2988,il a calculé une table des inclinaisons pour toute la durée de la pé-riode, avec la libration du nœud , produite par l’action du premiersatellite , qui est la principale cause de ce mouvement : mais parmile grand nombre d’observations que Maraldi a calculées dans cettehypothèse, il y en a plusieurs où la demi-durée s’écarte de 3 ' ducalcul, ce qui fait qu’il ne regarde point sa période comme certaine(Mcm. 1 769, pag. 2.5). Peut-être faudra-t-il encore la diminuer;cependant Wargentin lui-mêine en différé peu ( Nciutical Ahnanac1771 ), si ce n’est pour le lieu du nœud, ou la correction du nombreA, qu’il n’a fixée que sur les observations, sans y introduire au-cune loi.
Les observations de 1773,1774, ] 77^, 17?6et 1 7 77 ont fait voir quela table de Maraldi est suffisamment exacte ; ainsi l’on peut supposeravec Jui que la plus grande inclinaison du troisième satellite a étéde 3 n 26'en 1760 , que la période est de i 32 ans, et que l’orbite du3 'satellite tourne sur celle du premier, supposée inclinée de 3 3 i4 fsur l’orbite de Jupiter , et de i 2' sur celle uu premier ( Mcm. 1779 ,pag. /, 45 ): l’inclinaison du premier est pourtant de 3 ° 18'; mais celan’empêche pas que cette hypothèse ne satisfasse aux demi-duréesobservées. L’éclipse du 24 janvier 1788, observée à Marseille parM. Bernard, a duré une minute de moins que suivant les tables, cequi semble indiquer une inclinaison plus petite que par les tables;mais la différence est insensible.
Tome III.
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