DES NOEUDS DES SATELLITES. 1^3
'«'deux observations , ou bien il faudroit tenir compte du chan-gement.
3 oo 8 . On peut encore déterminer le lieu du nœud d’un satellite■sans le secours de ses éclipses ou de ses passages sur le disque delaplancte, en faisant les observations suivantes , auxquelles on estobligé d’avoir recours lorsqu’il s’agit des satellites de Saturne. Oncompare le satellite ou à la ligne des bandes, si c’est Jupiter, ou àla ligne des anses (3369), si c’est Saturne, et l’on examine, soitdans la partie inférieure de l’orbite , soit dans la partie supérieure,à quelle distance le satellite passe de la planete lorsqu’il est sur lamême ligne.
Lorsque Saturne passe dans le nœud du satellite vu de la Terre*,c’est-à-dire lorsque Saturne est placé de maniéré que le plan del’orbite du Satellite passe par la Terre, et soit dirigé vers notre œil,l’orbite du satellise doit paraître comme une ligne droite inclinéesur l'orbite AB de Saturne ( fig. 255 ); mais quelques jours avant,l’orbite du satellite paraît une ellipse KICD : cette ellipse est encoreouverte, et coupe la ligne des anses en deux points G et H, l’unau-delà de Saturne vers la conjonction supérieure, l’autre en-deçàet vers la conjonction inférieure du satellite. Ces deux intersectionsG et H se rapprochent ensuite peu à peu du centre de Saturne, et seconfondent au centre de la planete dès que Saturne arrive dans lenœud du satellite vu de la Terre; il n’est donc pas difficile de jugerpar là de la situation du nœud du satellite de Saturne. Je supposequ’on ait estimé ou mesuré la distance du satellite au centre de Sa-turne, et la quantité dont il est au-dessus cm au-dessous de la lignedes anses, quelques jours avant et après ses conjonctions inférieureset supérieures : on aura la situation du satellite dans les points C,D, E, pendant plusieurs jours de suite ; et les rapportant exacte-ment sur un carton , l’on trouvera quel jour le satellite a dû passeren G sur la ligne des anses JIG, et à quelle distance il étoit alors ducentre S de Saturne. Lorsqu’après une demi-révolution le satelliteparcourra IK, l’on observera de même, plusieurs jours de suite ,sa situation par rapport à la ligne des anses HSG ; on estimera letemps où le satellite a dû se trouver en H sur la ligne des anses,supposé qu’on n’ait pu l’observer exactement dans ce point-là; l’onconnoîtra ainsi la distance GH des deux intersections. Si l’on con-tinue ces observations, d’une révolution à l’autrç, pendant que lespoints G et H se rapprocheront peu à peu , on jugera facile-ment du jour où ces deux intersections ont dû se confondre vuesde la Terre; on calculera pour cet instant le lieu de Saturne vu