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Tome troisieme.
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ATTRACTIONS DES SATELLITES. 17Ç

saîrementdes attractions des autres'satellites. Maraldi, quis’occupoiten 1764 de là théorie du 3 e satellite, me fit voir la comparaisou qu’ilavoit faite de ses tables avec un grand nombre d’observations; il yavoit un saut de 17' de degré ou 8' de temps pour l’erreur des tables,entre le 9 janvier et le 21 juillet 1726, entre le 28 février et le 2 5août 17Ô1 , et plusieurs autres semblables. Il n’y a que les attractionsmutuelles des satellites qui puissent changer aussi considérablementl’erreur des tables dans de si courts intervalles ; le 4 e satellite paroîty devoir entrer (294 1 ). Ce sont ces irrégularités qui ont empêchéMaraldi de publier le résultat de son travail : les équations empiri-ques (2943) éloient destinées à satisfaire à ces irrégularités ; et unepartie potivoit bien venir de l’erreur des observations.

3021. Le 4 e satellite étant le plus éloigné de tous , son attractionne doit pas altérer beaucoup le mouvement des trois autres ; aussileurs inégalités dépendent principalement de la position respectivede ces trois satellites intérieurs ; il y a cependant inégalité sensibledans le 3 'qui dépend de l’attraction du 4'(29^3).

3022. J’exposai en 1764 les embarras que renfei moit cette théoriedans le comité qui étoit chargé de fixer le sujet du prix de 1766, etje prouvai la nécessité de proposer celui-ci; c’étoit en eflet une desq ues (ions les plus eu rieusqs de l’astronomie physique. M. delà Grange,qui remporta le prix , composa sur ce sujet un mémoire important,que j’ai cité plusieurs fois , et qui est imprimé dans le tome IX despièces couronnées par l’académie. M. Bailly s’en occupa dans lemême temps, et parvint à des résultats peu diPférens.

3 0 23 . Depuis ce temps-là M. de la Place s’est occupé de ces re-cherches, et il a déjà annoncé des vérités importantes dans les mé-moiresde 1784,7x7#. 10. Onpeutétablir, dit-il, commeune réglé géné-rale que si le résultat d’une longue suite d’observations précises appro-che d’un rapport simple, de maniéré que la différence soit inappré-ciable parles observations, et puisse être attribuée aux erreurs dontelles sont susceptibles, ce rapport est probablement celui de la na-ture: ainsi les observations n’ayant fait apperccvoiraucnne différenceentre les moyens înouvemensderévolulionsdelaLuncsurelle-mêmeet autour de la Terre, ou est fondé à supposer que ces deux mouve-mens sont rigoureusement les mêmes. En appliquant cette réglé auxmouvemeiis des trois premiers satellites de Jupiter, nous pouvonsen conclure , avec une grande probabilité, que la différence desmoyens mouvemens du premier et du second est exactementégale au double de la différence des moyens mouvemens du se-