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Tome troisieme.
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SATELLITES DE H E R 5 C II E L. 21 !■'

«üa-metre : pour voir alors une image secondaire semblable à l’objetprincipal, mais plus petite, il suffit de placer la lentille de maniéréque l’objet tombe hors de l’axe du verre. Cette image secondairea lieu quelquefois dans une lunette, et c’est ce qu’on a pris pourun satellite de Vénus ; elle paroît du même côté que l’objet, ou ducôté opposé, et elle est droite ou-renversée, suivant les diversessituations de la lentille, de l’œil et de l’objet. Si l’on joint deuxlentilles, on aura plusieurs doubles réflexions de la même espece,du moins dans certaines positions; mais elles sont insensibles laplupart du temps , parceque leur lumière est éparse, et que leurFoyer est trop près de l’œil, ou qu’elles tombent hors du champ dela lunette (Boscovich, pag. 286).

3079. M. Wargentin , dans le 3 e volume des nouveaux Mémoiresd’Upsal, dit qu’il a une lunette acromatique assez bonne, qui donnetoujours à Vénus une apparence de satellite , d’une lumière foible;mais en tournantla lunette, on le voit dans toutes les parties du champ,ce qui décele l’illusion. Les étoiles dans lesquelles on a cru apper-cevoir un mouvement, sont unphénomenede même genre ( Journal'de Paris des 21 et i 5 sept. 1786). Cependant M. Lambert a cmpouvoir donner une théorie du satellite de Vénus, par les prétenduesobservations qu’on en avoit (Mém. de Berlin 1773); mais, d’aprèsce que j’ai dit, on peut juger que ce sont des calculs en pure perte.On lit encore, dans le dictionnaire deTrévoux, qu’on avoit observé3 o satellites au Soleil ; mais on vouloit parler des taches du Soleil,pomme nous le dirons dans la suite ( 3225 ).