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Tome troisieme.
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21 8 ASTRONOMIE, LIV. XIX.

« de l’univers d’y admettre plusieurs mouvements dans des routesic differentes , que de réduire tout à une seule région du ciel?« Dans cet ouvrage magnifique de la nature nous voyons briller« une multitude d’étoiles qui embellissent la nuit: elles nous ap-« prennent que le ciel de toutes parts est rempli de corps célestes;« pourquoi faut-il qu’il n’y en ait que cinq à qui il soit donné de« se mouvoir, et pourquoi tous les autres astres doivent-ils être« immobiles ? On me demandera peut-être pourquoi donc il n’y« en a que cinq dont on ait observé le cours ; je répondrai qu’il« y a beaucoup de choses dont nous connoissons l’existence, sanste savoir de quelle maniéré elles sont; nous avons un esprit quit< agit et nous dirige, nous ne savons ni ce que c’est, ni com-te ment il agit. Ne nous étonnons pas que l’on ignore encore late loi du mouvement des cometes dont le spectacle est si rare ,te qu’on ne connoisse ni le commencement ni la fin de ces astres qui« descendent d’une énorme distance: il n’y a pas encore i5oo anste que la Grece a compté les étoiles et leur a donné des noms :te il y a encore bien des nations qui n’ont que la simple vue et lete spectacle du ciel, sans savoir seulement pourquoi ils voient late Lune s’éclipser : il n’y a pas bien long-temps que nous le sa-tc vous d’une maniéré certaine ; le jour viendra que , par une étudecc de plusieurs siècles , les choses qui sont cachées actuellement«c paraîtront avec évidence. Ce serait peu d’un siecle pour décou-tc vrir tant de choses, quand même on y donnerait tout son temps;te et nous partageons le peu de momens qui nous sont accordés ,« en donnant aux vices la plus grande partie... On étudie quand<e on manque de spectacles ou quand la pluie empêche les prome-« nades ; on conserve les noms des comédiens , mais on oublie« ceux des philosophes. Un jour viendra où la postérité s’étonnerate que des choses si claires nous aient échappé— On démontrera« dans quelles régions vont errer les cometes , pourquoi elles s’é-« loignent tant des autres astres, quel est leur nombre et leur« grandeur. Ceux qui nous suivront trouveront des vérités non-ce velles; contentons-nous de celles qu’on a découvertes. Nec mire-tc mur tam tarde erui quac tam allé jacent ». J’abrege à regretla traduction de cet ouvrage de Séneque , rempli de la plus bellemorale et de la plus saine philosophie.

3091. Malgré des idées aussi lumineuses sur la nature des co-metes, il s’est trouvé, parmi les anciens et parmi les modernes,jusqu’au commencement de ce siecle, et des auteurs qui ont cruque les cometes étoient des corps nouvellement formés et d’une

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