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de 1618 ( rf XVII ) s’accordoient mieux avec une ligne' droitequ’avec un cercle , crut que le mouvement des cometes étoit!purement rectiligne (De Cometis, libri III, 1619) : ce système luieût semblé bien difficile à admettre s’il avoit vu la comete de 1760 ;elle étoit le 28 septembre à 5 ° au midi de l’équateur ; elle s’élevaen 3 semaines jusqu’à 18 0 de déclinaison boréale, et le 18 no-vembre elle étoit revenue à 3 ° de l’équateur 1 dans cet intervallede temps elle 11’avoit pas changé son ascension droite de plus de20°; ce qui marque une courbure prodigieuse. En i 65 i, Riccioliétoit dans l’incertitude sur le mouvement rectiligne ou circulaire( A!m. II, i 3 o ).
3096. Cassini, dans son traité sur la comete de 1664, fit voirque le mouvement apparent et inégal de cette comete pouvoit se’réduire à l’égalité par le moyen d’un cercle décrit excentriquementautour de la Terre , mais dont il n’y avoit d’observable qu’une très'petite partie. Le même système paroît dans son traité sur la comete'de 1680, dans lequel il s’efforce de prouver que la comete qu’on avoitvue à la fin de novembre le matin, est différente de celle qui parut àla fin de décembre, le soir, et à l’orient du Soleil ; il croyoit que celle-ci étoit la même qu’on avoit vue eu 1 5 jj , tournant en 29 mois etdemi autour de la Terre. Cassini étoit encore du même avis long-temps après ( Mém. acad. 1699 , pag. 39 ). Il essayoit par ce moyend’expliquer les retours de quelques cometes qui avoientparu suivre’à-peu-près les mêmes traces; il s’y prenoit d’une maniéré ingénieuse;et il eût réussi à prédire leur retour, s’il avoit eu l’idée de calculerleurs mouvemens vus du Soleil, au lieu d’en faire des satellites de-là Terre.
3097. Hévélius me paroît être celui qui, dans cette théorie, fitd’abord le plus grand pas, puisqu’il jugea le premier, non seulementque la route des cometes étoit courbée vers le Soleil, mais encoreque cette courbure étoit parabolique. Weidler dit que l’ouvrageallemand de Doeifell, imprimé à Plawen , dans la hanté Saxe , en1681 , est le premier livre où l’on ait démontré que la parabole pou-voit représenter le mouvement des cometes. Doërfcll appliqua eneffet cette courbe à la comete de 1680 ; et on lui a attribué la décou-verte en entier (Mém. de Berlin 1745 ) ; mais il en avoit trouvé l’idéedanslaCométographied Hévélius, impriméedèsl’an 166S, etdontilparle dans le titre même de son ouvrage. Enfin Doërfeli, n’ayant pasemployé les aires proportionnelles au temps, ne pouvoit pas tireran grand secours de cette idée. 11 est vrai que Hévélius paroissoitd’abord très porté pour un mouvement presque rfcctiligne : Corne Caer