222 ASTRONOMIE, Il V. XIX.
qu’ensnite il soupçonne que le mouvement des coinetes n’est paségal à distances égales du périhélie, et que la plus grande vitessene concourt pas toujours exactement avec le périhélie Çpag. 677);d’ailleurs on trouve dans cet ouvrage des hypothèses destituéesde fondement pour expliquer la formation des cometes. dans l’at-mosphere de Saturne ou de quelque autre planete,et le mouvementde projection qu’elles y reçoivent. Mais, quant à la partie astro-nomique, il ne restoit plus , sur-tout après le livre de Doërfell, qu’àappliquer aux cometes la loi de fvépler, c’est-à-dire les aires pro-portionnelles aux temps; et ce fut Newton qui en eut la gloire.
3099. La comete prodigieuse de 1680 étonna et les savans et
les peuples ; elle produisit les pensées ingénieuses de Bayle , letraité de Cassini, celui de Jacques Bernoulli, qui crut pouvoir pré-dire son retour ; enfin elle fit éclore les sublimes recherches deNewton, qui sut faire des cometes une branche de son systèmegénéral. En voyant toutes les planètes soumises à la force centraledu Soleil, il sentit que les cometes dévoient être du nombre de cesplanètes , et suivre les mêmes loix dans leur mouvement autour duSoleil; il falloit pour cela que leurs orbites fussent fort excentriques,c’est-à-dire très alongées, afin d’expliquer une très longue dispa-rition. *
3100. Pour voir si cela s’accorderoit avec les observations ,Newton examina l’orbite de la comete de r<58o : il trouva qu’uneportion d’ellipse très alongée, ou, ce qui revient au même, uneportion de parabole ( 3381 ), convenoit parfaitement avec toutes lesobservations, pourvu qu’on supposât les aires proportionnelles auxtemps, comme dans les mouveinens planétaires ( 122^ ) ; dès lorsil ne douta plus que les cometes ne fussent des planètes aussi pé-riodiques et aussi anciennes que-les autres.
3 ror. Halley se forma des procédés de calcul pour des orbitesparaboliques (3i35 ); il les appliqua successivement à différentescometes , en choisissant celles qui avoient été les mieux observées ;peu à peu il étendit ses calculs à 24 cometes , et en ryo5 il publiales élémens de ces 24 paraboles ( Phi/. Trans. ). M. le
Monnier a fait réimprimer à Paris, en 174^, la théorie de llalley;et je la publiai de nouveau en françois , lorsque je donnai unç nou-velle édition des tables de Halley, en r759 : on y trouve des addi-tions considérables qui forment une théorie du mouvement des co-inetes, à laquelle je renverrai plusieurs fois.
3ro2. Depuis ce temps-là, le nombre des cometes observées etcalculées s’est augmenté jusqu’à 78 (3r8o); plusieurs de ces co-