236 ASTRONOMIE, LIV. XIX.
que les intervalles des temps seront plus longs , les longitudes e.tleslatitudes observées plus éloignées l’une de l’autre , le mouvementplus inégal, et les anomalies de la comcte plus différentes (0174) :mais la méthode que je vais bientôt expliquer est générale, et nesuppose aucune condition dans les observations qu’on emploie,
3 i 3 ô. Quand on connoît à-peu-près, par une opération graphi-que, les élémens d’une comete, 011 doit employer le calcul pourles trouver exactement. Pour cela nous ne pouvons rien faire deplus commode et de plus simple que d’employer des méthodesindirectes, comme nous l’avons fait pour déterminer les orbites desplanètes par trois observations ( 1293 ). Nous supposerons doncconnu ce qu’il s’agit de trouver, et, avec un petit nombre defausses positions, nous parviendrons bientôt à trouver exactementce que nous cherchons. Ce fut probablement la route de Halley,qui le premier entreprit ces calculs. Bradley resta seul, après lamort de Halley , dépositaire de la méthode de calculer les cometes;il calcula celles de 1723, 1737 et 1742, et, dans le mois deseptembre1742, il envoya en France les élémens de celle-ci avec une idéede sa méthode {Théorie des Cometes de M. le Monnier , 1743;Jnstit. astr., pag. 349). Maraldi, à l’occasion d’une petite co-mete qui avoit paru au commencement de l’année 1743 , donna lepremier calcul de comete qui ait été fait en France {la Caille,Ephém. l'jGS , pag. xliij ). Cette méthode fut perfectionnée parla Caille {Mëm. acad. 1746 ; Leçons d'astr. 1761 ). Enfin je croisl’avoir moi-même rendue plus simple, dans ma théorie des cometes( 3 ioi), et sur-tout dans l’explication suivante.
3 1 36 . On choisit d’abord deux longitudes et deux latitudesobservées-, on cherche les paraboles qui peuvent satisfaire à cesdeux observations : quand on a deux ou trois paraboles, c'est-à-diredeux ou trois hypothèses qui s’accordent ('gaiement bien avec lesdeux observations; on calcule dans chacune de ces trois hypothèsesle lieu de la comete au temps de la troisième observation ; celle deshypothèses qui s’accorde le mieux avec le calcul de ceLte troisièmeobservation est la meilleure; et une simple réglé de proportionsuffit quelquefois pour trouver une autre hypothèse, qui satisfaitexactement à toutes trois.
3 137. La première partie du problème des cometes consiste àtrouver plusieurs paraboles qui satisfassent à deux observations(3i2"9), c’est-à-dire avec lesquelles on ait les mêmes longitudes etlatitudes que par observation, et l’intervalle de temps observe entreces deux positions de la comete; mais, pareeque ce problème est