Band 
Tome troisieme.
Seite
245
JPEG-Download
 

CALCUL DE L’ORBITE d’üNE COMETE.

représente encore les deux observations; et c’est la seconde hypo-thèse. On calcule tous les élémens de la comete dans cette secondeparabole ( 3149 et suiv. ) ; on cherche aussi le lieu de la comete vude la Terre pour le temps delà 3'observation , dans cette secondehypothèse, cfu dans la seconde parabole trouvée; et l’on voit quelleest l'erreur de cette hypothèse ou combien elle s’écarte de la troi-sième observation. Si les erreurs des deux hypothèses ne sont quede quelques minutes, on pourra, par une simple réglé de trois,trouver quelles étoient les distances réduites SG et SH , qu’il falloitsupposer; I on formera une troisième hypothèse , dans laquelle oncalculera tous les élémens de la comete (3x49 et suiv. ), et qui sa-tisfera à la troisième observation de même qu’aux deux premières.

Si l’on a un plus grand nombre d’obse.rvations , on pourra lescalculer aussi avec ces mêmes élémens. Il est absolument néces-saire de vérifier ainsi une parabole quand elle est calculée, de peurque, dans une des trois observations qu’on a prises, il ne se soitglissé quelque erreur qui produirait une différence considérabledans les élémens qu’on a trouvés. D’ailleurs on parvient quelquefoisà représenter un mois entier d’observations, à une ou deux minutesprès; et une observation plus éloignée différera de dix ou douzeminutes du calcul : il est donc nécessaire de calculer un plus grandnombre d’observations pour s’assurer de la théorie qu’on a trouvée.

3i56. Lorsqu’on veut calculer le retour d’une comete ou con-noître ses élémens avec beaucoup de précision , il y a deux consi-dérations à employer dans la réduction des observations , la paral-laxe et l’aberration. Pour avoir la parallaxe d’une comete, il fautavoir sa distance à la/Terre ( x 146), et, divisant 8" 6 par la distancede la comete (celle du Soleil prise pour unité) , l’on a la parallaxehorizontale ( 1631 ) , et par conséquent la parallaxe en longitude eten latitude pour l’heure de l’observation •( 1666). On prendra le no-nagésime dans une table ( i685) , et l’on se contentera de prendre lepremier terme delà parallaxe de latitude, si elle n’estpas fortgrande.

On appliquera ces parallaxes à la longitude observée, dans unsens contraire à celui que nous avons indiqué ( 18 66 ) lorsqu’ils’agissoit de trouver la longitude apparente , puisqu’ici c’est la lon-gitude vraie que nous cherchons.

Les cometes qui approchent beaucoup de la Terre ont une trèsgrande parallaxe, au point que, dans certains cas, on pourrait s’enservir pour déterminer avec exactitude celle du Soleil : la comete de1770 a passé 5o fois plus près de nous que le Soleil ; elle aurait puservir à cet usage.