î> W R E T O XJ K DES COMITES. 2
Les deux cometes de 1760 sont appellées comètes de 17^9 parM. Pingré, parceque leur passage au périhélie étoit arrivé en effeten 1759. Il en est de même de celle qui fut apperçue le 9 janvier1771 , et qui peut être rapportée à 1770; mais j’ai conservé la datede l'apparition , qui est la plus remarquable et la plus commode.
La seconde comete de 1 766 a été calculée par M. Pingré, en em-ployant des observations faites à l’isle de Bourbon parM. de la Nux.Les élémens se sont trouvés très différens de ceux que lui avoientdonnés les observations de M. Messier à Paris, parcequ’elles n’oc-cupoient que peu de jours : avec les premiers élémens , on n’auroitpu reconnoître cette comete dans une autre apparition.
La comete de 1786 est celle que miss Caroline Herschel découvritle 1 août. La soixante-quinzieme fut trouvée par M .Messier le 2 6novembre 1788 ; c’est une des plus petites ; elle a passé près du pôlele 2 décembre. Comme sa latitude hélioceritrique n’a changé quede quelques minutes, le nœud n’en est déterminé qu’à 10' près; le3 elle étoit quatre fois plus près de nous que le Soleil, et cependanton avoit peine à la distinguer à la vue simple.
La 76' fut découverte par iniss Caroline Herschel, le 21 dé-cembre 1788; elle passa à 2°du pôle de l’écliptique le 4 février[1789 ( Connaissance des Temps, 1791 ).
La 78' a été découverte le 9 janvier 1790, par M. Méchain, prèsdu pied du Belier ; c est la 8 e qui a été découverte par cet habileastronome, en comptant celle au 17 janvier 1786, dont il n’a pudéterminer les élémens, parcequ’elle n’a été observée que deux fois.
Enfin la soixante-dix-septieme a été apperçue encore par missHerschel, le 7 janvier 1790, vers la constellation de Pégase; maiselle n’est pas encore calculée bien exactement.
Quoique dans la table il y ait des secondes à chaque colonne, iln’y a aucune orbite de comete où l’on puisse répondre des secondes,non plus que du 4'chiffre sur les décimales de la distance périhélie ;mais j’ai rapporté les résultats tels que les astronomes les ont donnés.
Du retour des Cometes.
3182. Lorsque Newton eut reconnu que la comete de 1680 avoitdécrit sensiblement une parabole pendant le temps de son appa-rition , avec des aires proportionnelles au temps ( 3 ioo), il fut per-suadé que cette comete étoit une véiitable planete, et que l’orbitequi paroissoit une parabole n’étoit réellement que la partie infé-rieure d’une ellipse très grande et très alongée : Diximus comeias
K.K. ij