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Tome troisieme.
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285 ASTRONOMIE, l I V. XX.

petits endroits plus clairs que le reste (3229) et dans lesquels s’offiserve le même mouvement que dans les taches ; ce qui étoit bienSuffisant pour démontrer le mouvement de rotation du Soleil et parconséquent la cause du mouvement des taches. Ainsi il 11e inanquoiEdès lors à la théorie des taches du Soleil qu’une suite d’observationsdétaillées pour bien constater la durée de la rotation du Soleil etl’inclinaison de son équateur; c’est ce que lit le P. Scheiner»

Galiléeécrivit encore contreScheiner, en 1619, dans son DiscoursSur la coinete de 1618; en 1623, dans son livre qui a pour titre ilSaggiatorc (c’est-à-dire Trudnator, celui qui pese) ; et en i 632 , dansses Dialogues : il l’accusa de plagiat, et prétendit avoir découvert cestaches le premier. Scheiner s’en justifie tort au long dans son grandouvrage ; mais Képler pense que Fabricius les avoit vues avantScheiner ( Ephém. pag. 17 ; Weidler, pag. 435 ) ; et peut-être Harriotles avoit encore devancés ( 3223 ).

3227. Quoi qu’il en puisse être de celui à qui le hasard les a fait voirpour la première fois , il est sûr que personne ne les observa aussibien et n’en donna la théorie d’une maniéré aussi complété queScheiner: son ouvrage a 774 pages sur cette seule inatiere; et celasuffit pour faire voir avec quelle assiduité il s’en occupa et combienil donna d’étendue à ses recherches. Hévélius le cite avec les plusgrands éloges : lncomparabilis et omnigenae eruditionis.... ut hac inmateria omnibus pahnani quasi praeripuisse dici possit (SelenogP- 82).

3228. Les taches du Soleil sont des parties noires, irrégulières,qu’on apperçoit de temps en temps sur le Soleil, qui paroissent tour-ner uniformément en 27’ 7 h 87', et tournent réellement en 25*61 io tfcomme le Soleil (3276) : on en voit une représentée en N (fig. 268)7sur le disque du Soleil, environnée de son atmosphère ( 323 i). Le mi-lieu paroît ordinairement très noir; cependant M. Schroeter, avecun télescope de 7 pieds, assure l’avoir vu comme un brouillard di-visé en plusieurs petites parties nébuleuses ( Beobachtungen, etc.,1789 , in- 4°.

3229. Les FACULES (a) dont Scheiner et Hévélius parlent souvent,faculae, luculi, senties endroits plus cîairsque Galilée avoit déjà re--marqués} des parties qui semblent un peu plus lumineuses que le restedu disque solaire (Scheiner, pag. 617), mais que l’on a de la peine àdistinguer. Il semblerait, dit Cassini, que le Soleil y est plus épuréqu ailleurs ( Anciens Mémoires, X, 600-662). La Hire les appellelâches lumineuses ( Journal des savans, 1686 ), et M. Messier nua-

*») Ce nom vient du diminutif de fax, flambeau»