ROTATION DES PLANETES. 283
ges de lumière: elles environnent chaque amas de taches; on les voitencore dans les endroits où les taches ont paru, et souvent la faculequi enveloppoit un amas de taches se distingue alors du reste duSoleil par un plus grand éclat (Hist. acad., \ yo 5 ,p. 126.): c’est uneatmosphère plus claire qui succédé quelquefois à l’atmosphere obs-cure (Mém. 1703, pag. i3o). Les facules redeviennent des taches(Anciens Mém. 663). M. Silberschlag les compare à des vapeurs lu-mineuses ; il les observoit très distinctement, sur-tout près des bordsdu Soleil, au mois d’octobre 1768 (M. Bernoulli, Lettres astron.,1771, pag. 5). M. Schroter les a remarquées dans presque toutesles parties du bord du Soleil, mais sur- tout depuis 20° de déclinai-son solaire boréale jusqu’à 20° de déclinaison australe : elles ont jus-qu’à 2 ou 3' de longueur ; elles paroissent toujours mieux quand ellessont vers les bords, et disparaissent avant d’avoir atteint le milieudu disque (Beobachtungen, 1789).
Les facules contiennent ordinairement des taches avec la pénom-bre qui les environne. M. Messier a sur-tout observé les nuages delumière; il lésa vus entrersur le disque du Soleil, y disparaître avantd’atteindre le centre, et reparaître avant leur arrivée à l’autre bord;il en a observé d’assez considéra blés pour employer plus de 24 heuresà entrer totalement sur le disque du Soleil, et autant de temps poursortir à l’autre bord. Ces facules sont des traits de lumière claire,inégalement dirigés, se croisant quelquefois, laissant entre eux lalumière du Soleil, comme elle paraît hors de ces nuages : elles ontquelquefois à-peu-près la forme des taches de Copernic e 1 de Ke-pler dans la Lune; elles ne restent visibles, sur le disque du So-leil que trois jours environ, à compter de leur entrée, disparaissentensuite pour ne reparaître que le même espace de temps avant d’ensortir. C’est dans ces nuages de lumière que se forment ou se trou-vent ordinairement, les taches. Cependant M. Messier a observéquelquefois des taches qui n’étoient pas renfermées dans ces nuages;peut-être les nuages se trouvoient-ils trop foibles pour êtreapperçusà la lunette. Il a remarqué souvent aussi que plusles taches du Soleilsont grandes, plus le nuage de lumière qui les contient est apparentet sensible: il a vu de ces nuages entrer sur le Soleil sans contenirde taclies, paraître pendant deux à trois jours, ensuite disparaître :mais comme ces facules de lumière ont le même mouvement que lestaches, il jugeoit des lieux où les facules dévoient être sur le disquedu Soleil les jours suivans, et à ces mêmes lieux soupçonnés il voyoitse former des taches très apparentes , et quelquefois assez grandes,qui parcouraient le reste du disque ; mais, avant de quitter le Soleil,