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confirmées par celles d’Hévélius ( Selenog., pag. 9 6 ): DominiqueCassini en ht beaucoup aussi ; il en parla dans un petit ouvrage pu-blié en 1673(3064), et dans plusieurs volumes des Mém. de l’acad.Picard fit quelques observations des taches du Soleil en 1676 et1679 ( Histoire céleste 174! )• La Hire en donna aussi quelquesunes. On peut voir sur les taches du Soleil les Mémoires et 1 His-toire de l’acad. depuis 1700 jusqu’à 1720 , ceux de 1776 , 1778.
Il résulte de toutes ces observations que les taches du Soleil sonttrès variables. Scheiner en a vu changer de forme, croître, dimi-nuer , se convertir en ombres , disparoître totalement. La Hire a vuaussi des taches qui se sont dissipées dans le temps qu’elles étoientsur le .disque du Soleil et avant de passer dans l'hemisphere op-posé.
Il y a des taches qui, après avoir disparu long-temps, reparoissentau même endroit ; du moins Cassini pensoit que la tache du moisde mai 1702 étoit encore la même que celle du mois de mai 1695{Mém. ac. 1702 , p, 140), c’est-à-dire qu’elle étoit au même point ; etj’ai trouvé la même chose pour plusieurs autres ( 3241,3276 h Onn’enaguerevu qui aient paru plus long-temps de suite que celle quifut observée à la fin de 1676 et au commencement de 1677; elledura pendant plus de 70 jours et parut dans chaque révolution( Cassini, Elémens d’Astron. , pag. 81 ).
3235. Les apparitions des taches du Soleil n’ont rien de régulier.Vers l’année 1611 qu'elles furent découvertes, on ne trouvoit pres-que jamais le Soleil sans quelques taches; il y en avoit souvent untrès grand nombre. Le P. Scheiner en a compté 5o tout à la/fois,Bientôt elles devinrent plus rares; depuis l’année i65o jusqu’en1670 il n’y a pas de mémoire qu’on en ait pu trouver plus cl une oudeux, qui furènt observées fort peu de temps (Cassini, Elémensd'. Astronomie , pag. 82 ); depuis le mois de décembre 1676 jus-qu’au mois d’avril 1684 Flainstced n’en vit point ( Philos. Trans.Abr. 1 , 279 ) ; depuis 1686 jusqu’en 1688 Cassini n’en put décou-vrir ( Anciens Mém. X, 727 ). De 16q5 à 1700 l’on n’en vit au-cune ; de 1700 à 1710 , les volumes de l’académie en parlentcontinuellement : en 1710 on n’en vit qu’une seule ; en 1711 et 1713on n en observa point du tout: en 1713 on n’en vit qu’une , ce fut aumois de mai <a) ( Mém. acad. 1713): de 1716 à 1720011 en vit unnombre considérable; il y en eut dix dans le mois de janvier 1 720.Depuis ce temps-là on en a presque toujours vu. Cassini écrivoit en
<r, On en a vu plus souvent dans Je mois de mai que dans les autres moi§( Mém, 1703 , pag. 110).