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1740 , « Elles sont présentement si Fréquentes qu’il esL très rare d’ob-server le Soleil sans en appercevoir quelques unes et même souventun assez grand nombre à la fois y>(Eléni. d’Astr., p, *82 ). Pour moije puis dire que, depuis 1749 , je ne ine rappelle pas d’avoir jamaisVu le Soleil sans qu'il y eût des taches sur son disque et souvent ungrand nombre. C’est vers le milieu de septembre 1763 que j’ai ap-perçu la plus grosse et la plus noire ; elle avoit une minute au moinsde longueur, en sorte qu’elle devoit être quatre Fois plus large quela Terre entière : j’en ai vu aussi de très grosses le 28 février 17b2,le 15 avril t 764 , le 11 avril 1 766 , et le 17 avril 1767.
3236. Toutes les taches remarquables paroissent être renfer-mées dans une zone de 6o° ( Scheiner , p. 568, Hévélius p. 88 );mais le 5 juillet 1780 j’en ai observé une à 40° degrés de l’équateursoldire. Les taches vont réellement d’occident en orient ; mais ellesparoissent aller à l’occident pareeque nous ne les voyons que dans lapartie inférieure de leur cercle : celle-ci est opposée à la partie supé-rieure qui est celle que nous considérons dans les cercles célestespour juger de leur direction : sans cette réglé nous dirions que leSoleil pendant la nuit va de l’occident à 1 orient, et que pendant lejour il va de l’orient vers l’occident,
3237. Les taches du Soleil paroissent sur le bord de son disqueextrêmement étroites, comine un trait fort délié; ce quiprouve qu’ellesont peu de hauteur ou plutôt qu’elles sont à la surface même duSoleil. Il faut cependant considérer que, quand elles anroient unecertaine hauteur, elles pouiroient bien ne paroître pas au bord ouà l’extrémité du Soleil, parcequ’elles n’ont aucune lumière et qu’onne les voit que quand elles interrompent la lumière du disque solaire;mais du moins on verrefit la hauteur tout entière aussitôt qu’ellecommenceroit à être toute projetée sur le Soleil. Il est vrai que latache du mois de décembre 1719 étoit si grosse que quand ellearriva au bord occidental du Soleil elle y fit une échancrure noire ,au lieu de disparcûtre comme les autres ( Hist . acad. 1720, p . 96);celle du 3 juin 1703 avoit paru de même ( Mèm . 1703, pag. 122 );mais sa largeur suffit pour expliquer cette apparence,
3238. Quelques physiciens crurent d’abord que les taches du So-leil étoient des corps solides qui faisoient leur révolution autour duSoleil (J) ( 8226 ) ; mais si cela étoit, les taches nous cacheraient à-peu-près la même portion du Soleil, soit sur les bords, soit aumilieu ; et le temps qu’elles paroissent sur le Soleil serait plus courtque le temps où on les perd de vue ; au lieu que nous voyons ces
< Tarde les nomma sidéra borbotua, et Maupertuis sidéra austriûca (
Velii Seienog,, pag, 83 )«