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Tome troisieme.
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3 l6 ASTRONOMIE, I. I V. XX.

ses méridiens elliptiques : ainsi, dans la Lune, les méridiens, l’équa .leur et les parallèles doivent être des ellipses ; et le corps de la Lunedoit être, pour ainsi dire, comme un œuf qu’on auroit aplati par lescôtés indépendamment de son alongemeirt primitif Cependantl’alongement laisse subsister la rondeur de la Lune dans le sensperpendiiallaite au rayon visuel mené de la Terre à la Laine, et lecercle qui sépare la partie \isiblc de celle que nous ne voyons passerait plus petit sans cesser d’ètre parfaitement rond.

D’Aleinbert pensoit qu’on ne sauroit expliquer la rotation appa-rente de la Lune par la seule supposition de son alongcmcnt ( Ha-che/'. etc. II, fh/g. 255 ), niais qu’il ialloitque la Lune eût été pro-jetée par une impulsion laite sur un point éloigné du centre de ^ durayon.

33 o 3 . La libration en latitude ( 3297 ). avant- prouvé que l’axe de ro-tation de laLuueétoit toujours incliné de la même manière sur l’éclip-tique et sur l’orbite lunaire , il a fallu en conclure que l'équateur lu-naire suivoit toujours l’orbite de la Lune, et que ses nœuds sur l’éclip-tique rétrogradoient comme ceux de l’orbite: nous en verrons despreuves nouvelles ( 3320 ). Des géomètres avoient voulu le révo-quer en doute comme une chose inexplicable ; mais il nie semblequ’on ne doit pas être surpris de cette coïncidence continuelle desnœuds de l’équateur et de ceux de l’orbite. Le mouvement desnœuds est fort lent : la Terre , qui tend sans cesse à retirer vers ellele sommet du sphéroïde lunaire, a tout le temps nécessaire pour leramener à l’orbite de la Lune, dont il s’écarteroit de io°si le plan del’équateur restoit parallèle à lui-même. Cet effet ne peut se produireen i 5 jours ; et voilà pourquoi il y a une libration en longitude et enlatitude : maisilpeutnaturelleinent se produire en neufans. Ce tempsdoit paraître bien suffisant pour que la pointe soit ramenée vers laTerre, et par conséquent le nœud de l'équateur-ramené à celui de l’or-bite. Supposons l’équateur et l’orbite d abord dans un même plan ,qu’ensuite les nœuds de l’orbite changent de 180°, et que l’équateurreste parallèle à lui même ; il fera avec l’orbite un angle de io°: maisla Terre fait un effort continu pour le ramener à elle et au plan de l’or-bite; cet effort, continué pendant plusieurs années, doit conserverl’équateur dans le plan de l’orbite malgré le déplacement de celle-ci. Ainsi l’axe de rotation de la Lune, au lieu d’être toujours paral-lèle à lui-même et toujours incliné à l’écliptique de 2 0 dans le mêmesens, suit le mouvement de l’orbite lunaire; et l’équateur de laLune change de position , comme l’orbite à laquelle il est toujoursincliné de 7 0 , ce qui, au bout d’un certain temps, dérange le paral-lélisme.