3^6 ASTRONOMIE, tïV. XX.
sent plus petits que vers le centre ; il est donc naturel que les petites
erreurs des observations y lassent plus d’effet.
3324 - L’obliquité de l’écliptique dans la Lune, c’est-à-dire l’in-clinaison del’équateurlunairesurrécliptique, se trouve, par les ob-servations faites sur Censorinus, moindre d’environ n à 12'quepar Manilius, tandis que celles de Dionysius donnent au contraireune ou deux minutes de plus. Mayer, en pesant le degré de préci-sion de ces différentes observations, pensa que pour avoir un justemilieu , il falloit rabattre une minute de l’obliquité que donne Mani-lius , et supposer <x=i° 29', quoique Cassini l’eût donnée de 2 0 40' :cela pourroit faire croire, comme le dit Mayer, que cette inclinaisonest variable; mais il promettait de faire voir dans un autre mémoire,et par des observations faites du temps de Cassini, qu’elle avoit tou-jours été de i° j. Enfin je dois ajouter qu’ayant observé les latitudesde Manilius, avec un excellent micromètre, au mois d’octobre 1763,j’ai trouvé cette inclinaison de îVp' (3326) par des observations qui111e paraissent encore plus sûres que celles de Mayer.
3325 . Le résultat des observations de Mayer, et des miennes,d’accord avec celui de Cassini, est que le nœud de l’équateur lunaireest toujours aux mêmes points du ciel que le lieu moyen du nœud dela Lune; on peut conclure même des observations d Hevelius, faitesil y a plus de cent ans, qu’il coïncidoit alors aussi bien qu’aujourd’hui,du moins sensiblement, avec le nœud de l’orbite lunaire ; en sortequ’il finit lui supposer un mouvement de révolution en 18 ans, contrel’ordre des signes, égal à celui des nœuds de la Lune (1488). Si leurmouvement moyen étoit différent, on ne verrait pas la même coïn-cidence par des observations faites il y a plus de 110 ans , par cellesde Cassini, parcelles de Mayer, et parles miennes, qui m’ont donnéle même résultat.
3326. Au mois d’octobre 1 , la Lune se trouvoit à la fois dans
ses nœuds, dans ses apsides et dans ses syzygies ; j’en profitai pourobserver la libration moyenne avec les extrêmes : j’ai donné le détailde ces observations ( Mém . acad.)\ je trouvai qu’il falloit supposeri° pour l’inclinaison de l’équateur lunaire, 14° 3 5 ' pour la latitudesélénographique de Manilius, et placer les nœuds de l’équateur à 2 0de ceux de l’orbite lunaire, selon l’ordre des signes : cela prouve
S ue les nœuds sont encore à-peu-près d’accord, quoique les nœudse l’orbite lunaire aient une longitude plus grande de 6o° qu’en 1748 ;ces’ observations prouvent donc encore que le mouvement des nœudsde l’équateur lunaire est égal à celui de l’orbite lunaire.
3337. Le lieu de pôle boréal de l’équateur lunaire précédé tou^