ÉQUATEUR LUNAIRE. 827
jours de trois signes celui du nœud ascendant de l’orbite lunaire, etsi l’on ôte trois signes de la longitude du nœud , l’on a la longitudedu pôle boréal de- l’équateur lunaire. On voit,, en effet, que AN( fig. 275) est plus avancé que AP; l’angle PAN doit être supposéde 90°.
3328. Après avoir déterminé la position de l’équateur lunairesur l’écliptique, on peut aisément réduire à lYquateur lunaire leslongitudes observées ( 33o9 ), ainsi que nous l’avons fait pour lestaches du soleil ( 32/3 ). Ces ascensions droites , comptées surl’équateur lunaire, doivent croître également en temps égaux , si larotation de la lune est uniforme, c’est-à-dire qu’en les comparantdeux à deux, on doit toujours trouver la même durée pour la rota-tion entière de la Lune : ayant fait cet examen sur plusieurs obser-vations , Mayer a trouvé que la rotation de la Lune étoit réellementuniforme, autant qu’on en peut juger par les observations , et quesa durée étoit parfaitement égale à celle de la révolution, c’est-à-dire de 27’ 7 11 40' 5 " ( 1420 ).
3329. Les longitudes des taches de la Lune peuvent se comp-ter comme les longitudes géographiques, en partant de quelquepoint remarquable du globe lunaire : on peut donc déterminer surle disque lunaire un premier méridien fixe duquel on comptera leslongitudes sélénographiques des taches, comme on compte leurslatitudes depuis l’équateur lunaire LNQ. Le premier méridien lu-naire est supposé avoir un mouvement uniforme autour des pôlesde l’équateur de la Lune, et faire une révolution en 27' 7''; ainsi ils’éloigne uniformément des points équinoxiaux marqués sur le dis-que lunaire ou vus du centre de la Lune. Si l’on ajoute six signes àla longitude moyenne de la Lune, on aura la longitude de la Terrevue du centre de la Lune : cette longitude moyenne croît aussi uni-formément ; ainsi le premier méridien lunaire est toujours dirigévers ce point du ciel qui nous est indiqué par l’opposite de la longi-tude moyenne de la Lune. En effet, le mouvement moyen de la Terreétant d’accord avec celui des taches de la Lune, et la Terre s’éloignantdes points équinoxiaux par rapport à la Lune avec autant de vitessequ’une tache dans l’équateur de la Lune ; il s’ensuit que la quantitédont le lieu moyen de la Terre est éloigné des points équinoxiaux,étant comptée dans l’équateur de la Lune d’occident en orient, lepoint où finit l’arc d’éloignement doit être immobile sur la surfacede la Lune, c’est-à-dire répondre toujours aux mêmes taches. Cepoint, vu de la Terre , ne paroît jamais fort éloigné du centre appa-rent de la Lune, puisqu’il n’en différé qu’à raison de l’inégalité de