328 ASTRONOMIE, LIV. XX.
la Lune. Si le plan de l’orbite lunaire étoit parallèle à l’équateur dela Lune et son mouvement uniforme, le premier méridien passe-roit toujours par le centre apparent de la Lune; mais comme l’in-égalité de la Lune ne va jamais à plus de 8°, il s’ensuit que le pre-mier méridien ne paraîtra jamais éloigné du centre apparent de plusde 8° selon la direction de l’équateur.
3330. Ayant ainsi établi sur la Lune un premier méridien , oncherchera l’angle au pôle de la Lune entre une tache M et le nœudascendantN, ou l’arc NL de l’équateur lunaire, comme nous l'avonsfait pour le Soleil ( 3273 ) ; cet arc NL , distance de Manilius aunœud, étoit de 67° 5 \' le 4 mars 1749» suivant l’observation deMayer : la longitude moyenne de la Lune étoit alors de 5 % i 5 ° 7', etcelle de la Terre vue de la Lune ii s 25°7', la longitude»du nœudascendant de la Lune 9 1 26° i5': si on la retranche de celle de laLune, on aura T 28° 5a' dont le premier méridien lunaire étoit éloi-gné du nœud ascendantN de l’orbite et de celui de l’équateur lu-naire sur l’écliptique, ces 55 ° 5 ?! étant comptés le long de l’équa-teur lunaire. Or Manilius étoit éloigné du nœud de l’équateur lu-naire de 67° 5 /\ ; la différence 9 0 2' est la longitude de Manilius,comptée sur l’équateur lunaire depuis le premier méridien du côtéde l’occident, parceque le point M se trouve à l’occident du point N.C est ainsi que Mayer trouve la longitude sélénographique de Dio-nysius 17° 17', et celle deCensorinus 32° 45'à l’occident du premierméridien fixe. On a fait une table des autres taches ( 0292 ).
3331. On cherche aussi la distance ML de la tache à l’équateurlunaire, ou la latitude sé/énographique(?>02.o ). Mayer trouve cellede Manilius i4°34 r boréale, celle de Dionysius 2 0 55 ' boréale, etcelle de Censorinus o° 6 ' australe. Ces déterminations sont prisespar un milieu entre plusieurs observations ; les différences vont àprès d’nn demi-degré, et cela n’est pas extraordinaire; car chaqueseconde d’erreur dans les mesures que l’on prend sur le disque lu-naire, produit 3' 38" sur la circonférence d’un grand cercle de laLune , dans les objets même situés le plus près du centre; d’ailleursles observations de Mayer n’étoient faites qu’avec un simple réti-cule, où il falloit diviser une minute entière par l’estime.
Ces longitudes et ces latitudes sélénograpniques sont absolumentnecessaires pour établir et retrouver en tout temps la situation d’unetache sur le disque lunaire, par rapport au centre apparent de laLune et au cercle de latitude qui passe par le centre delà Lune:l'on pourrait prédire par leur moyen la figure du disque lunaire pourpn moment donné, et la situation des principales taches, si l’on
avoil