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avoit bien exactement leurs longitudes et leurs latitudes.
3332. Lorsqu’on regarde le disque de la Lune située dans son nœud,l’équateur lunaire y paroît sous la forme d’une ligne droite, ou d’uudiamètre de la Lune qui passe près de Censorinus , et trois minutesau nord de Grimaldi : ou voit les extrémités de ce diamètre sur laligure de la Lune ( planche XL ). Si la Lune est en même tempsdans son apside, et que son vrai lieu soit égal au lieu moyen , lepremier méridien lunaire paroît sous la forme d’un diamètre quitraverse l’équateur, et le coupe à angles droits. Si le diamètre OE( fig. 276 ) représente l’équateur lunaire, le point E à 1 orient, lepoint O à l’occident, l’écliptique paioît sur un diamètre CD inclinéde i 0 j vers l’occident, quand la Lune est dans le nœud descen-dant ; il paroît incliné vers l’orient comme GF, quand la Lune seradans le nœud ascendant. Au contraire, quand la Lune est dans seslimites boréales, l’équateur lunaire paroît comme une ellipse ABD( fig. 277 ), et l’écliptique fait une autre ellipse ACD, plus près ducentre que celle de l’équateur: dans les limites australes l’équateurlunaiie paroît une ellipse AFD abaissée au midi, et l’écliptique estl’ellipse AED.
3333. Quand la Lune est dans ses apsides , son lieu vrai étant lemême que son lieu moyen, le premier méridien lunaire (332p)y paroîtcomme un diamètre MLIl ( fig. 278) ; quand elle est à trois signes d’a-nomalie, c’est une ellipse MSll située à l’occident du centre L dela Lune ; et quand la Lune, ayant passé son périgée , est à neufsignes d’anomalie vraie, le premier méridien MVR est dans lapartie orientale du disque lunaire. Au moyen de ces considérationsI on peut appercevoir à-peu-près la courbure que doivent prendredans certains temps les directions des taches qui paroissent en lignedroite quand la Lune est dans ses moyennes librations. Cela suf-fit aussi pour faire voir combien il y a de complication et de diver-sité dans la figure du disque lunaire à raison de cette double ellip-ticité , et combien étoient défectueuses les anciennes hypothèsesd’Hevelius, qui, sur une figure constante de la Lune, se contentoitde changer la position du centre : on peut voir le réticule qu’il em-ployoit pour cela, dans une planche des Institutions astronomiquesde M. le Monnier.
3334. Je terminerai ce qui concerne la sélénographie, en di-sant un mot de la hauteur des montagnes de la Lune. Hevelius ob-serva des sommets de montagnes dans la Lune, qui étoient quelque-fois éclairés quoiqu’éloignés de la ligne de lumière de la treizièmepartie du rayon de la Lune ( Sélénographie, pag. 266 ). De là il suit
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