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éclairées de face, et cependant elles n'ont pas toutes la même teinte.Hook a voit dit que les taches de la Lune étoienl des volcans éteints(Micrographie , i655, cap. 60). C’est aussi le sentiment de Buffon,et il me paroît très vraisemblable. Hevelius soupçonnoit même Aris-tarejue, n°. 3 dans ma figure ( Mans Porphjrit.es) , d être une especede volcan embrasé ( Se/enog., pag. 354 )• En effet sa couleur paroîttoujours plus rouge que celle des autres parties de la Lune, et celadans toutes les posidons de cet astre: cet éclat peut venir de ladensité*de sa matière ou de sa couleur naturelle, plutôt que de lamatière du feu. Maison a eu plusieurs autres motifs de croire qu’il yavoit des volcans dans la Lune. On voit sur un des dessins de Cassini( 3290 ) qu’il observa le 18 octobre 1673, entre six et neuf heures,une nouvelle tache blanche entre Pitalus et IValthemus ; en 1671,il y avoit observé un petit nuage blanchâtre , comme on le voit surla figure de la Lune queM. le Comte de Cassini a fait graver en 1788(à Paris chez Dezauche ).
Dans l’éclipse totale de 1715 on vit des éclairs sur le disquenoir de la Lune ( Mcm. 17 15, pag. 96 ). Louville les attribuoit à clésorages.
M. D’Ulloa assure avoir vu un point lumineux sur la Lune dansl’éclipse totale de Soleil du 24 juin 1778 : il l'attribuoit à un troudanslaLunequiauroiteu plus de centlieues de longueur ; et il publiaun mémoire à ce sujet. Mém. de Berlin , 1778; Journal des Savons,juin 1780.
3389. M. Herschel, le 4 mai 1783, vit un point lumineux dansla partie obscure de la Lune, et deux montagnes qui se formèrentdu 4 au i3mai. En 1787, avec un télescope de dix pieds , il apper-çut deux jours de suite, le 19 et le 20 avril, dans la'partie obscurede la Lune vers le nord, une lumière qu’il attribue à un volcan ( ill’estimoit d’environ une lieue de diamètre ) , et deux autres pointsqui lui paroissoient des volcans éteints ( Philos. Trans. 1 787,7». 23o).M. de Villeneuve et M. Nouet, deux des astronomes de l’Observa-toire royal, ont vu , l’un le 22 mai 178701 l’autre le i3 mars 1788, unpoint lumineux vers Héraclides, n° 8, semblable à une petite nébu-leuse ou à une étoile de sixième grandeur : cette lumière paroissoitde temps en temps plus vive comme par élans ; mais il falloit pour labien voir que le croissant lumineux fût hors de la lunette. M. Mé-chain l’a revu le 8 mai ; il croit que c’est le point d’Aristarque, n° 3,assez brillant pour que la lumière cendrée le fasse appercevoirquand la Lune n’a que deux jours. M. Schroter a publié, en 1789, desobservations sur les taches de la Lune ; mais il n’a point vu de vol-
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